Le Taiji quan de style Wu Jianquan selon Xu Zhiyi (1958)

Le Taiji quan (style Wu Jianquan) (太極拳(吳鑑泉式)) est le second livre que le maître Xu Zhiyi (徐致一, 1892-1968) consacra à son art. Disciple de Wu Jianquan (吳鑑泉, 1870-1942), il avait d’abord fait paraître en 1927 le Taiji quan qian shuo (太極拳淺說, « Introduction simple au taiji quan ») ; trente ans plus tard, en juillet 1958, il publia ce traité qui présente la boxe telle que Wu Jianquan la pratiquait, illustré par les photographies de postures du maître complétées par celles de son élève Zhao Shoucun. L’ouvrage compte dix chapitres — les mérites du taiji quan, son action psychologique, ses effets physiologiques, ses fondements mécaniques, les règles de la pratique de l’enchaînement et de la poussée des mains, la nomenclature des postures, les mouvements fondamentaux, puis les explications illustrées des postures et de la poussée des mains — suivis en annexe des cinq textes classiques (les traités de Wang Zongyue et de Wu Yuxiang, la Chanson des treize dynamiques, les Explications sur la pratique et la Chanson des mains qui se jouent). Les quatre premiers chapitres, traduits ici avec la préface de l’auteur, forment la partie théorique de l’ouvrage : ce que le taiji quan apporte à la santé et au combat, comment l’intention y dirige le mouvement, et comment ses procédés se conforment aux lois de la mécanique. Le reste du livre, plus descriptif, est omis ici pour la longueur. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

3 octobre 2026 · 63 min · 13314 mots

Le Taiji quan tu (太極拳圖) de Chu Minyi : les textes classiques et les appareils de poussée des mains

Le Taiji quan tu (太極拳圖, « Le taiji quan photographié ») est un album publié en 1929 par la société Jiufu de Shanghai (上海九福有限公司). Il rassemble les photographies de postures prises par Chu Minyi (褚民誼, 1884-1946) avec le maître Wu Jianquan (吳鑑泉, 1870-1942), les cinq textes classiques du taiji quan, la séquence complète de la forme, ainsi que la description des appareils de poussée des mains — un bâton et un ballon — que Chu Minyi venait d’inventer pour permettre à un pratiquant isolé de travailler le tui shou (推手). L’ouvrage s’ouvre sur une préface de Huang Chujiu (黃楚九, 1872-1931), le fondateur de la société Jiufu, et sur une longue préface de l’auteur lui-même. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

10 septembre 2026 · 52 min · 10865 mots