Le Tantui en quatorze lignes (十四路彈腿圖解) de Huang Hanxun : les fondamentaux de la mante du Nord

Le Tantui en quatorze lignes (十四路彈腿圖解, « explications illustrées du tantui en quatorze lignes ») est l’ensemble de base de la boxe de la mante du Nord (北方螳螂派基本拳), composé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde et publié à Hong Kong en 1973 — l’auteur le présente comme l’« œuvre commémorative de ses quarante années d’enseignement ». Il y raconte comment le set naquit : l’Association Jingwu, après la mort de Huo Yuanjia (霍元甲), avait adopté le tantui de Shaolin comme discipline principale, et chacune des grandes écoles devait fournir une série de base pour ses dix ensembles fondamentaux. L’école de la mante, elle, n’en avait pas ; pressé de la fournir, Luo Guangyu (羅光玉, 1888-1944) de Penglai composa en une nuit cette suite de quatorze lignes, qui reprend les mains caractéristiques de la mante — crochet, cueillette, main furtive, main de meule, « le tigre noir vole le cœur » — et y ajoute le « coup de pied broyeur » (軋腿) propre à l’école. Le livre ne comporte pas de théorie générale : après la calligraphie du titre et la préface, il donne les quatorze lignes, chacune divisée en sections et décrite en deux temps — une explication (說明) qui suit pas à pas les mains, les pas et l’orientation, puis une application (功用) qui en expose l’usage contre un adversaire. Les cent vingt et une photographies de l’édition originale montrent l’ensemble exécuté par Huang Yiying (黃毅英) pour les lignes 1 à 7 et par Huang Pengying (黃鵬英) pour les lignes 8 à 14. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 31 min · 6413 mots

Le Tantui expliqué (彈腿講義) de Ma Yongsheng, 1935

Le Tantui jiangyi (彈腿講義, « Le tan tui expliqué ») est un manuel publié en juin 1935 par Ma Yongsheng (馬永勝, de son appellation Yushan 鈺山), natif de Liaocheng 聊城 au Shandong (山左), qui enseignait alors à Suzhou (姑蘇). Passé par l’Institut central des arts martiaux nationaux (中央國術館) de Nanjing, il y avait vu le directeur Zhang Zhijiang (張之江) faire de son tan tui un cours obligatoire de l’établissement. C’est cette version — le tan tui en dix lignes (十路) de la 教門, c’est-à-dire de la « porte de l’enseignement », nom sous lequel on désigne en Chine la boxe des Hui — qu’il expose ici. Le livre est à la fois un traité et un manuel d’enseignement. Ma Yongsheng y défend une définition précise du genre : les coups de pied partent à hauteur horizontale, à mi-chemin entre les « écoles hautes » qui frappent au visage et les « écoles basses » qui ne dépassent pas le genou ; ils sont directs, portés aux points vitaux, et doués d’une détente élastique (tan 彈, « détendre comme un ressort »), d’où le nom retenu parmi les trois graphies concurrentes 彈腿, 潭腿 et 譚腿. L’ouvrage donne les cinq exigences du corps, une méthode d’enseignement par commandements numériques destinée aux groupes, une grande planche de cinquante-quatre figures tracée par l’auteur lui-même pour régler la circulation dans la cour d’entraînement, puis la description pas à pas des dix lignes, chaque mouvement étant suivi de son emploi (用法) martial. Les 55 planches reproduites ici — calligraphie liminaire de Ding Chaowu, portrait de l’auteur, photographie du groupe d’arts martiaux de l’École technique publique du Jiangsu en mai 1923, la grande planche des cinquante-quatre figures et les 51 photographies numérotées — proviennent de l’édition de 1935 et appartiennent au domaine public. Les figures que le livre répète d’un mouvement à l’autre (les postures de base réutilisées comme repères) ne sont reproduites qu’une fois. ...

17 octobre 2026 · 67 min · 14244 mots

Le Gongli quan (工力拳) de l'Institut d'arts martiaux du district de Shaoxing (1938)

Le Gongli quan (工力拳, « la boxe du travail et de la force ») est un enchaînement de l’école du Tantui (潭腿, « jambe qui détend »), ce vaste ensemble de boxes du Nord rattaché à la légende du temple du Bassin du Dragon (龍潭寺) au Shandong, entré au Sud par l’intermédiaire de l’Association athlétique Jingwu de Shanghai. Le texte traduit ici est le petit manuel publié sous ce titre en 1938 par l’Institut d’arts martiaux du district de Shaoxing (紹興縣國術館), au Zhejiang, sous la plume de son responsable Zeng Shouchang (曾壽昌) — un livret composé pour l’instruction des milices et des volontaires pendant la guerre de résistance contre le Japon, et intégré à un projet de « matériel d’enseignement des arts martiaux en temps de guerre » (zhanshi guoshu jiaocai). L’ouvrage s’ouvre sur la préface de Zeng Shouchang, tout entière consacrée à la place des arts martiaux dans une guerre d’usure et de guérilla, puis sur la préface du compilateur ; viennent ensuite la table des matières, les six figures de base qui enseignent la conformation de la paume, du crochet et du poing ainsi que trois postures fondamentales, et enfin les trente-neuf postures de l’enchaînement, chaque mouvement étant donné sous forme de commandement (口令) numéroté. Les planches reproduites ici sont celles de l’édition de 1938. Le texte date de près de quatre-vingt-dix ans ; il appartient au domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

14 octobre 2026 · 39 min · 8207 mots

Le tan tui de l'école musulmane (教門彈腿圖說) de Wu Zhiqing

Le Jiaomen tantui tushuo (教門彈腿圖說, « Explications illustrées du tan tui de la porte enseignée », c’est-à-dire du tan tui de l’école musulmane) est un manuel publié à Shanghai le jour de l’An 1922 par Wu Zhiqing (吳志青, 1887-1949), figure des arts martiaux de la ville, fondateur en 1919 de l’Association chinoise des arts martiaux de Shanghai, déjà rencontré ici pour ses ouvrages sur le taiji quan, la boxe courte en six sections et la boxe-canon de l’école Zhao. Wu Zhiqing avait découvert le tan tui en 1915 auprès de Yu Zhensheng (于振聲), alors instructeur à l’Institut d’éducation physique de la province du Jiangsu ; quatre ans plus tard, à l’Association des arts martiaux, il se forma auprès de Yang Fengzhen (楊奉真), dont l’art relevait de la tradition de la 教門 — la « porte de l’enseignement », nom sous lequel on désigne en Chine la boxe des Hui, les musulmans chinois. De là le dicton cité dans les pages qui suivent : « De Nanjing à Beijing, le tan tui nous vient de la 教門. » Jugeant leur pays affaibli pour avoir gardé leurs techniques secrètes, Yang Fengzhen et Yu Zhensheng entreprirent de les divulguer ; le présent ouvrage, rédigé après moins de trois mois d’étude, en est le fruit. Le livre expose les dix lignes (十路) du tan tui de cette école, chacune étudiée séparément, avec pour chaque posture une photographie, les commandes numérotées (口令) qui permettent d’instruire un groupe, et, à la fin de chaque ligne, des questions-réponses sur la posture, ses effets physiologiques et son emploi martial. Un appendice traite des méthodes traditionnelles de Shaolin (附少林宗法闡微). Les 183 documents reproduits ici — le diagramme d’orientation et les 182 photographies numérotées — proviennent de l’édition de 1922 et appartiennent au domaine public. ...

19 septembre 2026 · 83 min · 17491 mots

Le Liu lu duan quan tu shuo (六路短拳圖說) de Wu Zhiqing : les six sections de la boxe courte

Le Liu lu duan quan tu shuo (六路短拳圖說, « Explication illustrée des six sections de la boxe courte ») est un manuel de boxe chinoise compilé par Wu Zhiqing (吳志青, 1887–1949), ancien officier et éducateur martial, publié par la Grande librairie de l’Est (大東書局) à Shanghai en juillet 1928. Le texte fut relu par les professeurs Yu Zhensheng (于振聲) et Ma Jinbiao (馬錦標), tous deux de l’Institut national de recherche sur les arts martiaux (國術研究館) du gouvernement national ; le titre de couverture est calligraphié par Zhang Zhijiang (張之江, 1882–1966), fondateur de l’Institut central des arts martiaux, et un second feuillet porte la calligraphie « L’Esprit martial » (尚武精神) de Niu Yongjian (鈕永建). La préface de l’auteur est datée de décembre 1920, l’épilogue de mai 1928 : le livre paraît un mois plus tard. L’ouvrage appartient à l’école des jambes élastiques (彈腿門, tantui men) et présente en six sections (六路) — chacune divisée en deux ou quatre segments — une boxe courte (短拳) de frappes rapprochées, avec pour chaque section le chant (歌) et la notation (譜) qui en fixent l’ordre, le schéma de pas segment par segment (分段步位圖) et la méthode d’entraînement (習練法) détaillant chaque technique, illustrée de photographies de l’édition originale. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

18 septembre 2026 · 64 min · 13487 mots

Le Tan tui illustré (潭腿圖說) de Hu Jian et He Guangxian

Le Quanshu jiben (拳術基本, « Fondamentaux de la boxe ») — dont le manuel illustré du Tan tui (潭腿圖說, « Illustrations et explications du Tan tui ») forme la matière — est un ouvrage publié en mai 1917 (la sixième année de la République) par la Bibliothèque chinoise de Shanghai. Les enchaînements y sont exécutés par He Guangxian (何光銑), le texte compilé par Hu Jian (胡健), et les figures dessinées par Xu Beihong (徐悲鴻), alors âgé d’une vingtaine d’années et futur grand peintre ; les caractères du titre sont de Huang Yanpei (黃炎培). Le Tan tui (« jambes de Tan » / « jambes de l’étang ») est l’exercice fondamental de la boxe du Nord (北派). Ce manuel, né dans le cadre du cours de boxe de l’Institut d’éducation physique de l’Association éducative du Jiangsu, connut dès 1923 son septième tirage. Le texte chinois original, publié il y a plus d’un siècle, est dans le domaine public. ...

23 août 2026 · 24 min · 5111 mots