Les Photos du bagua zhang et du qinna (八卦掌擒拿圖) de Chen Weiming

Le Bagua zhang qinna tu (八卦掌擒拿圖, « Figures des paumes du bagua et des techniques de qinna ») est un recueil de photographies de Chen Weiming (陳微明, 1881-1957), lettré, disciple de Yang Chengfu (楊澄甫) pour le taiji quan et de Sun Lutang (孫祿堂, 1860-1933) pour le xingyi quan et le bagua zhang, et fondateur à Shanghai de la Société de boxe « Atteindre la souplesse » (致柔拳社). Les clichés furent pris à Guangzhou en 1932, où Chen enseignait à l’université Sun Yat-sen, à la demande de son élève Liang Jinyu (梁勁予, de Taishan) ; ils parurent en avril 1937, avec une introduction de l’auteur et deux préfaces d’élèves, l’une de Liang Jinyu, l’autre de Yun Zunyuan (惲尊園, de Poyang). Le livre ne donne que les noms des mouvements, sans commentaire technique : c’est un album, destiné à servir de modèle aux étudiants. L’ouvrage reproduit cinquante-sept photographies des paumes du bagua zhang, réparties en dix familles de techniques, puis seize planches de qinna (擒拿, « saisir et tenir ») — un ensemble que Chen tenait de la transmission orale de Sun Lutang. Nous y joignons, comme le fait la page de Brennan, deux textes de Chen Weiming sur son maître : la notice biographique de 1934 et le discours pour le soixantième anniversaire de Sun (1920). Le texte chinois, imprimé en 1937 et dû à un auteur mort en 1957, est dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 23 min · 4702 mots

Écrits divers de Sun Lutang

En marge de ses cinq grands manuels, Sun Lutang (孫祿堂, 1860-1933) laissa une série d’essais parus dans les revues d’arts martiaux de la fin des années 1920 et du début des années 1930. On trouvera ici quatre de ces écrits, rédigés en chinois classique : sur la distinction entre école interne et externe, sur la boxe et la calligraphie, sur les origines de l’art martial national, et sur la théorie commune qui unit le xingyi, le bagua et le taiji. Sun Lutang, figure majeure du « style interne » (neijia), fut directeur d’études à l’Institut d’arts martiaux du Jiangsu et l’un des maîtres les plus influents de son temps. Ces textes sont dans le domaine public. ...

8 septembre 2026 · 27 min · 5639 mots

L'Étude du xingyi quan (Xingyi quan xue) de Sun Lutang : préfaces et théorie

Le Xingyi quan xue (形意拳學, « Étude de la boxe du xingyi ») est le manuel de la boxe du xingyi de Sun Lutang (孫祿堂, 1860-1933), de son nom de naissance Sun Fuquan (孫福全), maître des trois arts internes — xingyi quan, bagua quan et taiji quan — qu’il fut l’un des premiers à unifier en une seule pratique. L’ouvrage fut publié en mai 1915. Dans sa préface, l’auteur retrace une transmission légendaire : le patriarche Bodhidharma (Damo), puis le général Yue Fei (岳武穆), Ji Jike, Cao Jiwu, Dai Longbang, Li Luoneng, définitivement Guo Yunshen (郭雲深), puis le maître direct de Sun Lutang, Li Kuiyuan (李魁元). Le texte chinois, qui remonte à 1915, est depuis longtemps dans le domaine public (l’auteur est mort en 1933). Nous traduisons ici la partie théorique de l’ouvrage : la préface de Zhao Heng, la calligraphie liminaire de Qin Shusheng, la préface d’Ai Yukuan, la préface de l’auteur, les remarques générales (Fan li, 凡例), la table des matières, puis les sections consacrées à la théorie du recueil supérieur (non-polaire, néant contenant un souffle unique, grand-polaire, deux formes, trois substances, et les principes de pratique). Les chapitres suivants, qui décrivent posture après posture les cinq élémentaires (coupe, effondrement, forage, bombe, travers), leurs enchaînements, et les douze formes animales, sont omis pour rester dans des proportions raisonnables. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

7 septembre 2026 · 31 min · 6582 mots

L'Étude du bagua quan (Bagua quan xue) de Sun Lutang : préfaces et théorie

Le Bagua quan xue (八卦拳學, « Étude de la boxe du bagua ») est le manuel de la boxe du bagua de Sun Lutang (孫祿堂, 1860-1933), de son nom de naissance Sun Fuquan (孫福全), maître des trois arts internes — xingyi quan, bagua quan et taiji quan — qu’il fut l’un des premiers à unifier en une seule pratique. L’ouvrage, publié en avril 1917, s’ouvre sur un frontispice portant la charge de « capitaine d’infanterie, septième classe de l’ordre du Tigre lettré » et une calligraphie de Yan Xiu (嚴修, « L’art est bâti sur des principes »). Dans sa préface, l’auteur rattache la transmission du bagua quan à Dong Haichuan (董海川), qui l’enseigna à Cheng Tinghua (程廷華), dont Sun Lutang fut l’élève. Le texte chinois, qui remonte à 1916-1917, est depuis longtemps dans le domaine public. Nous traduisons ici la partie théorique du livre : les deux préfaces d’auteurs tiers et la préface de l’auteur, les remarques générales (Fan li, 凡例), le sommaire, puis les cinq premiers chapitres consacrés à la théorie (nom de la structure, les trois défauts du débutant, les neuf exigences, les quatre vertus et huit capacités, la distinction entre marche circulaire et enfilage des paumes). Les chapitres suivants, qui décrivent posture après posture les techniques des huit trigrammes pourvues de leurs planches photographiques, sont omis pour rester dans des proportions raisonnables. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

6 septembre 2026 · 31 min · 6507 mots

L'Étude du taiji quan (Taiji quan xue) de Sun Lutang : préfaces et théorie

Le Taiji quan xue (太極拳學, « Étude du taiji quan ») est le manuel de taiji quan de Sun Lutang (孫祿堂, 1860-1933), de son nom complet Sun Fuquan (孫福全), maître des trois arts internes — xingyi quan, bagua quan et taiji quan — qu’il fut l’un des premiers à unifier en une seule pratique. L’ouvrage, publié en juin 1921, se compose d’une première partie réservée à la pratique individuelle (les quatre-vingt-dix-huit postures) et d’une seconde au travail à deux (le tui shou ou poussée des mains). Le texte chinois, qui remonte à 1919-1921, est depuis longtemps dans le domaine public. Nous traduisons ici la partie théorique du livre : les trois préfaces, dont celle de l’auteur, le chapitre consacré au nom même du taiji quan et les remarques générales. Les descriptions illustrées des postures, qui occupent l’essentiel du volume, sont omises pour rester dans des proportions raisonnables. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

5 septembre 2026 · 18 min · 3625 mots

L'Étude de l'épée du bagua (Baguajian xue) de Sun Lutang

Le Baguajian xue (八卦劍學, « Étude de l’épée du bagua ») est un manuel classique de l’épée du bagua, composé par Sun Lutang (孙禄堂, 1860-1933), l’un des plus grands maîtres des arts martiaux internes chinois. L’auteur y signe de son nom de naissance Sun Fuquan (孫福全). Publié à Pékin en novembre 1927, l’ouvrage écrit que l’art de l’épée tient son origine de Dong Haichuan (董海川, 1797-1882), fondateur présumé du bagua, transmis à Sun par Cheng Tinghua (程廷華, 1848-1900). Le texte chinois, publié il y a près d’un siècle, est depuis longtemps dans le domaine public ; la présente traduction en français a été établie directement à partir de cet original. ...

4 septembre 2026 · 57 min · 12020 mots

Les enseignements de Guo Yunshen : extrait du « Quanyi shu zhen » de Sun Lutang

Le Quanyi shu zhen (拳意述真, « Explications authentiques des concepts des arts martiaux ») est l’ouvrage que Sun Lutang (孫祿堂, de son nom Sun Fuquan 孫福全, 1860-1933) fit paraître en mars 1924. Maître des trois systèmes internes — xingyi, bagua et taiji —, Sun y recueille de mémoire les paroles des anciens qu’il a fréquentés et qu’il craignait de voir se perdre. Le chapitre quatre, consacré à la boxe xingyi, s’ouvre sur le long enseignement de son maître Guo Yunshen (郭雲深, 1820-1900), élève de Li Nengran et l’un des grands noms de l’école. En quatorze entretiens, Guo déploie la théorie des trois étages de principe, des trois étapes de travail et des trois méthodes de pratique, puis les applications au combat, avant de conclure par le procédé des « Neuf Palais volants » (飛九宮), dont les deux planches originales du livre sont reproduites ci-dessous. Le texte chinois de 1924 est dans le domaine public ; la traduction française est nouvelle et établie directement à partir du chinois. ...

26 août 2026 · 44 min · 9360 mots