Les Étapes de l'apprentissage du taiji quan (太極拳練習之程序) de Shen Jiazhen

Le texte traduit ici, 《太極拳練習之程序》 (« Les étapes de l’apprentissage du taiji quan »), est l’œuvre de Shen Jiazhen (沈家楨, 1891-1972), originaire de Rugao au Jiangsu, élève de Yang Jianhou (楊健侯) puis de Yang Chengfu (楊澄甫) et, à partir de 1928, de Chen Fake (陳發科). Il parut dans la revue 《體育月刊》 (Éducation physique mensuelle, volume 4, numéros 7 à 12, du 29 juillet au 30 décembre 1936). C’est le même auteur, et la même revue, que l’article sur les huit portes et les cinq pas traduit sur ce site. Le propos est pédagogique et presque polémique. Contre l’usage qui fait de l’enchaînement une matière unique que l’on répète indéfiniment, Shen découpe la formation en neuf étapes : le travail de l’enchaînement, le tirage de soie, la distinction des jin, le travail du souffle, le travail de l’esprit, l’union de l’intérieur et de l’extérieur, puis — pour la poussée des mains — la conquête de la position et du moment, l’abandon de soi au profit de l’autre, et enfin la connaissance simultanée de soi et de l’adversaire. Chaque étape est assortie de critères de vérification concrets, formulés en questions auxquelles le praticien doit pouvoir répondre par oui. Le texte se termine par le Dictionnaire des termes du taiji quan (太極拳術語辭典) en soixante-douze articles, que Shen présente comme la clé de tout le reste : faute d’un sens arrêté des mots, dit-il, chacun s’agite dans le brouillard. L’auteur est mort en 1972 ; le texte appartient au domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 74 min · 15600 mots

Les Huit Portes et les Cinq Pas du taiji quan (太極拳八門五步之定義) de Shen Jiazhen

Le texte traduit ici, 《太極拳八門五步之定義》 (« Définition des huit portes et des cinq pas du taiji quan »), est l’œuvre de Shen Jiazhen (沈家楨, 1891-1972), originaire de Rugao au Jiangsu. Élève de Yang Jianhou (楊健侯) — auprès duquel il s’était mis pour fortifier sa santé, alors qu’il travaillait comme ingénieur aux chemins de fer — puis, après la mort de celui-ci, de Yang Chengfu (楊澄甫), il reçut également l’enseignement de Chen Fake (陳發科) à partir de 1928. Il fut président honoraire de l’Institut d’arts martiaux de Beiping. L’article parut dans la revue 《體育月刊》 (Éducation physique mensuelle, volume 4, nos 5 et 6, 29 mai et 29 juin 1936). Le texte, antérieur de quinze ans à la mort de son auteur, appartient au domaine public. L’écrit est un exposé doctrinal d’une grande netteté : les huit « portes » y sont définies non comme des figures imposées, mais comme des catégories de jin (勁), avec pour chacune sa fonction dans l’échange, ses rapports avec le parement, et la manière dont on passe de l’une à l’autre. Shen y soutient une thèse précise : les quatre techniques cardinales (四正) seules ne suffisent pas, parce qu’elles se tiennent à l’intérieur du cercle, et qu’un combat réel en fait toujours sortir ; les quatre techniques de coin (四隅) sont donc ce qui permet de revenir au juste milieu. D’où son insistance — rare et presque polémique — sur le fait que la première routine de Chenjiagou contient à peine une vingtaine de ces techniques de coin, et que la seconde routine fut composée pour combler cette lacune. La seconde moitié de l’article est consacrée au pas, dont il donne une classification en dix-huit manières de marcher, et se termine par un tableau des jin de l’enchaînement de treize séquences attribué à Chen Changxing (陳長興), posture par posture. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 43 min · 9102 mots