Le Shaolin quan illustré (少林拳圖解) de Jin Jiafu et Jin Yiming, 1931

Le Shaolin quan tujie (少林拳圖解, « Le Shaolin quan illustré ») est un manuel de boxe du Sud paru à Shanghai le 1er décembre 1931, aux éditions Chinese & Western Press (中西書局). Le texte est transmis par Jin Jiafu (金佳福) de Jinling — c’est-à-dire Nankin —, alors âgé de soixante-dix-neuf ans et instructeur de shaolin quan à l’Institut d’arts martiaux de la province du Jiangsu (江蘇省國術館), l’un des « cinq anciens » de la ville ; il est rédigé par Jin Yiming (金一明) de Weiyang — Yangzhou —, écrivain prolixe d’arts martiaux attaché au même Institut. La filiation donnée par le livre est celle de la boxe dite du Sud : Gan Fengchi (甘鳳池), figure célèbre du Jiangnan au début du XVIIIe siècle, transmit à Wan Bangcai, qui transmit à Bao Yongfu, qui transmit à Xu Ganlin (徐淦林), maître de Jin Jiafu. Le shaolin quan ainsi désigné n’a donc rien à voir avec le temple de Songshan : c’est la boxe du Sud, celle que le Guangdong appelle « boxe des fleurs » (花拳). L’ouvrage ne donne pas l’intégralité de l’école mais la première des six routes (第一路), dite Chuang Shaolin (闖少林), « l’Assaut de Shaolin », et ses trente-sept postures, photographiées une à une. Le volume s’ouvre sur dix pages de calligraphies offertes par des amis et des collègues, neuf portraits, puis une préface de Wu Xingu, une seconde préface, les quatre quatrains de Jin Tie’an et la longue préface de l’auteur. Viennent ensuite la théorie — sens véritable, filiation, chants des postures, de la progression, de l’esquive et du travail, les cinq méthodes, les cinq postures de base, les techniques de main et de jambe —, le tableau d’orientation des postures, les trente-sept figures commentées et, pour finir, un essai sur la fausse querelle des écoles interne et externe. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 58 min · 12210 mots

Les Fondamentaux de la boxe du Sud (南拳入門) de Xu Taihe : l'école Renhe du Shaolin

Le Nan quan rumen (南拳入門, « Les Fondamentaux de la boxe du Sud ») est un manuel de boxe du Sud publié en 1926 par Xu Taihe (許太和, né vers 1873), maître de l’école Renhe (仁和派) du Shaolin, originaire de Beiguo (北漍), dans le district de Jiangyin (江陰) au Jiangsu. Ancien élève des boxes du Sud, Xu Taihe fut, au début de la République, enseignant d’éducation physique à Shanghai, à Sutai et au lycée Furen de Liangxi, puis chef du département de combat du stade public de Chengjiang ; il représenta l’école Renhe de la boxe du Sud au premier Congrès national des arts martiaux tenu à Shanghai au printemps 1923. Son livre, précédé de quatre préfaces, se propose de fournir enfin aux boxes du Sud l’équivalent de ce que les manuels de tan tui et d’autres boxes du Nord offraient déjà : un exposé méthodique des bases — postures, exercices à mains nues, méthodes défensives, techniques d’application — suivi des six premiers mouvements enchaînés du Tian gang quan (天罡拳, « le poing de la Grande Ourse »). Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

15 septembre 2026 · 75 min · 15878 mots

Le Lian bu quan (練步拳) de Wu Zhiqing

Le Lian bu quan tu shuo (練步拳圖說, « Explication illustrée de la boxe du pas lié ») est un manuel de boxe de Shaolin compilé par Wu Zhiqing (吳志青, 1887–1949), éducateur et écrivain martial de l’époque républicaine, et publié en mars 1931 par la Grande librairie de l’Est (大東書局) à Shanghai, dans la collection de la tour Shangwu (尚武樓叢書). L’enchaînement qu’il décrit — rebaptisé « lian bu quan » (« boxe du pas lié ») — est la boxe du dragon (龍拳), l’une des cinq boxe de Shaolin (五拳 : dragon, tigre, léopard, serpent, grue), telle que la transmettait Liu Chongjun (劉崇峻) de Guanghan (Sichuan), président de l’Association des guerriers du Sichuan (四川武士會), qui l’enseigna à l’Institut central des arts martiaux (中央國術館) — où Wu Zhiqing, son collègue au printemps 1930, l’apprit de lui. L’ouvrage comprend la préface de l’auteur, des règles rédactionnelles, un traité d’introduction sur l’essence des arts martiaux (onze essais : origine de la boxe, force yin et force yang, cinq harmonies et trois impulsions, « quatre onces déplacent mille livres », etc.), un poème mnémotechnique, puis l’explication illustrée des trente-six postures de l’enchaînement, chacune avec son application au combat, sa description pas à pas et son analyse technique. Le texte chinois, publié en 1931, est dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

15 août 2026 · 53 min · 11112 mots