La Brocart enchaînée (連環錦套) de Huang Hanxun : les cinquante-cinq postures

Le Lian huan jin tao (連環錦套, « la brocart enchaînée ») est un ensemble de la boxe de la mante (螳螂拳) composé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde, à Hong Kong, et publié en 1972. C’est un ouvrage tardif dans l’œuvre du maître : il y exécute lui-même les postures, que Huang Ziying (黃子英) photographia le 30 janvier 1972, et la préface est datée du 24 janvier de la même année, à la « Tour de la mante » (螳螂樓) — le nom qu’il donnait à son école. L’ensemble est fait de cinquante-cinq postures brèves, réduites pour la plupart à une explication (說明) et à une application (功用) de deux ou trois lignes. C’est un condensé du répertoire de la mante du Sud : le pas des Sept Étoiles (七星步), le pas de l’ascension (登山步), le pas d’entrée dans l’anneau (入環步), le tigre enjambé (跨虎步) et la posture du cavalier (騎馬步) s’y succèdent, portés par les mains en crochet (刁手, diao shou), le poing de comblement (補捶, bu chui) et les avant-bras qui roulent et qui pressent (滾膀, 仰膀). Onze postures ne sont que des reprises explicites d’une posture antérieure, et l’original se contente alors de la mention « identique à la Xe forme ». La préface est une réponse aux auteurs contemporains qui dénonçaient la répétition acharnée des enchaînements comme un travail vain, en comparant l’apprentissage de la boxe à celui des lettres : de même qu’on ne lit pas les manuels des premières années sans y rencontrer cent fois les mêmes caractères, on ne s’approprie un enchaînement sans en répéter les mouvements. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 31 min · 6399 mots

La Mante sort de sa grotte (螳螂出洞) de Huang Hanxun : les soixante-neuf postures

Le Tanglang chudong (螳螂出洞, « La Mante sort de sa grotte ») est un enchaînement de la boxe de la mante (螳螂拳) composé et commenté par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde, qui le publia à Hong Kong en janvier 1972. Les postures sont exécutées par son élève Ta Shaocan (禤紹燦) et photographiées par Huang Pengying (黃鵬英). Avec ses soixante-neuf postures, c’est le plus long des ensembles de l’école : l’auteur le compare dans sa préface aux ensembles de trente à quarante postures qui sont la règle dans la mante, et aux deux séries dites Rou ling (柔靈) dont il dit qu’elles en comptent moins. Aussi ne l’enseignait-il qu’aux élèves de trois ou quatre ans de pratique. L’ouvrage ne contient pas de théorie : après une courte préface, chaque posture est donnée sous trois rubriques — son nom traditionnel, son explication (說明) qui décrit pas, mains et orientation, et son application (功用). Beaucoup de postures ne sont que des reprises, en d’autres directions, de mouvements déjà décrits ; l’auteur se contente alors d’un renvoi. Il a joint en fin de volume trois essais sur la force, l’endurance aux revers et les faux pratiquants. Ce même Tanglang chudong est cité comme référence de la trame par le Fei yan zhang (飛雁掌) du même auteur, également traduit sur ce site. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 42 min · 8734 mots

Le Fei yan zhang (飛雁掌) de Huang Hanxun : les paumes de l'oie sauvage en vol

Le Fei yan zhang (飛雁掌, « les paumes de l’oie sauvage en vol »), également appelé Luo ying zhang (落鷹掌, « l’aigle qui tombe »), est un enchaînement de la boxe de la mante (螳螂拳) présenté par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde, qui en exécute lui-même toutes les postures sur les photographies. Le texte ne fut pas publié en volume : il parut à Hong Kong dans la revue Xin wuxia (新武俠, New Martial Hero), numéros 37 à 39, à l’automne 1971, à la demande de Xu Kairu (許凱如), dit « l’homme du mont Nianshan » (念佛山人). L’auteur y annonce sa prochaine retraite et présente ce set comme une ultime épreuve, non comme une affaire d’argent ou de réputation. L’enchaînement ne comporte pas de théorie : après une préface où Huang Hanxun revient sur l’ensemble de son œuvre d’éditeur et sur la contrefaçon dont ses livres sont victimes, viennent les trente-sept postures, chacune avec son nom traditionnel entre guillemets, une notice qui en décrit les pas, les mains et l’orientation, et le renvoi à la photographie correspondante. Le set se déroule en allers et retours successifs : les postures 1 à 13 vont de l’est vers l’ouest, les postures 14 à 20 reviennent, la 21 repart vers l’ouest, la 31 vers l’est, la 37 se referme face à l’ouest. On y reconnaît partout la trame de la mante, avec ses renvois explicites au Cha chui (插捶), au Meihua quan (梅花拳), au Beng bu quan (崩步拳), à La mante sort de sa grotte (螳螂出洞) et au Premier recueil d’essentiels (一路摘要). Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 19 min · 3941 mots

Le Luo ying zhang (落鷹掌) de Huang Hanxun : les paumes de l'aigle qui descend

Le Luo ying zhang (落鷹掌, « les paumes de l’aigle qui descend ») forme la seconde moitié — la « route basse » — de l’enseignement de paumes que Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde fit paraître au début des années 1970. Dans sa préface, l’auteur explique que le Fei yan zhang (飛雁掌, « les paumes de l’oie sauvage en vol ») s’arrête à sa trente-septième posture, et que le présent enchaînement reprend cette trente-septième posture comme posture d’ouverture pour aller jusqu’à la quarante et unième : réunis, les deux comptent soixante-quatorze postures et forment les routes haute et basse d’un même ensemble, que l’on peut aussi pratiquer d’un seul trait. Le texte est daté du 20 janvier 1972 et signé « à la Tour de la mante » (螳螂樓), l’atelier de l’auteur à Hong Kong. Les postures sont exécutées sur les planches par Huang Yiying (黃毅英), les explications sont de Huang Hanxun et les photographies de Huang Pengying (黃鵬英). Comme dans les autres enchaînements de la série, chaque posture porte son nom traditionnel et se présente en deux parties : la notice de mouvement (說明) et son application (功用). L’ensemble est dépourvu de théorie générale : la préface et les quarante et une notices suffisent. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 27 min · 5749 mots

Le Poing d'interception (攔截拳) de Huang Hanxun : les trente-cinq formes

Le Lan jie quan (攔截拳, « le poing d’interception ») est un court enchaînement de la boxe de la mante (螳螂拳), reçu par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde, alors que son maître Luo Guangyu (羅光玉) de Penglai, au Shandong, s’apprêtait à retourner dans sa province. L’ouvrage dont le texte est traduit ici fut composé à Hong Kong en 1957 : l’auteur y exécute lui-même les postures, que Tan Yiren (譚以仁) photographia le 8 novembre 1957. Les trente-cinq formes sont brèves, chacune réduite à une explication (說明) et à une application (功用) de quelques lignes : c’est un condensé de la logique de la mante, où le crochet (刁手, diao shou), le pas des Sept Étoiles (七星步), le pas d’entrée dans l’anneau (入環步) et la posture du cavalier (騎馬式) s’enchaînent sans développement théorique. La préface est presque entièrement consacrée à une querelle de nom : le set s’appelait d’abord Lan jie (蘭節), et Huang Hanxun obtint de son maître l’autorisation de le rebaptiser 攔截 — même prononciation, mais un sens qui s’accorde avec les techniques. On trouvera à la suite le commentaire qu’il publia sur ce point en 1959, dans la seconde version de son Tableau des formes du poing. Huit ans plus tard, Huang Hanxun devait publier d’autres enchaînements de la mante dans la même veine. Il est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 20 min · 4125 mots

Le Rou ling quan (柔靈拳) de Huang Hanxun : la boxe souple et vive

Le Rou ling quan (柔靈拳, « la boxe souple et vive ») est un court enchaînement de boxe de la mante (螳螂拳) en trente-deux postures, rédigé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde (順德) au Guangdong et publié à Hong Kong en 1972, sur des photographies de son élève Xie Qingzhou (謝清洲) prises par Huang Pengying (黃鵬英). C’est un des enchaînements que Huang Hanxun tenait le plus en estime, comme le « Tigre noir croise la route », les « Paumes de la fleur de prunier » ou « La mante vole la pêche » ; sa préface rappelle que son maître Luo Guangyu (羅光玉) le pratiquait chaque fois qu’il s’entraînait, et qu’à plus de cinquante ans il en enchaînait encore deux séries d’affilée sans reprendre son souffle. Le principe même du set est dans son nom : la souplesse (柔) d’abord, la vivacité (靈) ensuite, et le refus de toute opposition frontale de force à force. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 23 min · 4762 mots

Le Si lu ben da quan (四路奔打拳) de Huang Hanxun : la boxe de la charge aux quatre directions

Le Si lu ben da quan (四路奔打拳, « la boxe de la charge aux quatre directions ») est un enchaînement de boxe de la mante (螳螂拳) en cinquante-neuf postures, composé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde (順德) au Guangdong et publié à Hong Kong en octobre 1973. C’est l’une de ses dernières compositions : l’auteur est mort le 23 décembre 1974 et le texte appartient au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Le set est réputé, dans l’œuvre de Huang Hanxun, pour deux choses que sa préface met en avant : l’exigence de justesse des postures, et l’emploi massif des coups de pied — ouverture de jambe, tourbillon, lotus balancé, jambes volantes en chaîne, jambes écrasantes. Le livre se présente comme tous ceux de la série : une préface, la nomenclature des postures, puis, pour chacune, une explication du mouvement (說明) et son application (功用). Il est suivi ici de quatre courts essais que l’auteur avait joints au volume : sur l’art de se dégager quand l’adversaire vous saisit le pied, sur la nécessité de faire travailler l’esprit, sur la conquête du premier temps, et sur les coups reçus comme voie la plus rapide du progrès. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 58 min · 12180 mots

Le Tanglang toutao (螳螂偷桃) de Huang Hanxun : la mante vole la pêche

Le Tanglang toutao (螳螂偷桃, « la mante vole la pêche ») est l’un des enchaînements que Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde tenait de son maître Luo Guangyu (羅光玉) de Penglai, et sans doute celui auquel il attachait le plus de prix : c’est l’ensemble que Luo Guangyu montrait lui-même à mains nues lors des démonstrations. Le volume parut à Hong Kong en 1972, mais la préface qu’on lira ci-dessous est datée du 20 décembre 1960 — Huang Hanxun laissa donc mûrir son texte une douzaine d’années avant de le livrer. Les postures sont exécutées par l’auteur (主編演式 : « mise en forme et démonstration par le rédacteur en chef »), et les photographies de l’édition sont reprises ici telles qu’elles y figurent. ...

17 octobre 2026 · 56 min · 11726 mots

Les Secrets de l'art de la boxe de la mante (螳螂拳術闡秘) de Huang Hanxun

Le Tanglang quan shu chan mi (螳螂拳術闡秘, « Les Secrets de l’art de la boxe de la mante ») est le premier livre du maître Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde, dit Jingtao (靖濤), publié à Hong Kong en juin 1946. Élève de Luo Guangyu (羅光玉), lui-même héritier de Fan Xudong de Yantai, Huang Hanxun appartenait à la septième génération de la boxe de la mante (螳螂拳), dont il devait par la suite publier une longue série de manuels. Le présent ouvrage n’est pas un manuel d’enchaînement mais un recueil d’essais : histoire de l’essor et du déclin des arts martiaux, origine légendaire de l’école, traité du dur et du souple, examen des dix-huit écoles anciennes, techniques de la « roue » et du « treuil », exercices du luohan, entraînement de la paume de fer avec ses formules, listes des huit duretés, des douze souplesses, des cibles permises et interdites, maximes sur les armes, listes de postures, méthodes de traitement des blessures et prescriptions. C’est un témoignage direct sur la manière dont un maître de Hong Kong, dans les années 1940, transmettait à la fois la technique, la mémoire de la lignée et le savoir médical qui l’accompagnait. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. Le texte de 1946 est imprimé sans ponctuation ; la traduction en rétablit une, et les coupures de paragraphes sont indiquées par la mise en page. ...

17 octobre 2026 · 71 min · 15008 mots

Le Meihua luo quan (梅花落拳) de Huang Hanxun : la boxe de la fleur de prunier qui tombe

Le Meihua luo quan (梅花落拳, « la boxe de la fleur de prunier qui tombe ») est un manuel d’enchaînement de la boxe de la mante (螳螂拳) publié à Hong Kong le 5 août 1958, compilé et rédigé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde, d’après l’enseignement de Luo Guangyu (羅光玉) de Penglai, au Shandong ; les photographies sont de Huang Ziying (黃子英) et la relecture de Dai Jincheng (戴金城). Avec le Meihua quan (梅花拳, « la boxe de la fleur de prunier ») et le Meihua shou (梅花手, « la main de la fleur de prunier »), il forme l’ensemble des « trois fleurs » (三花) de l’école, dont la préface rappelle ici l’ordre d’étude : ce Meihua luo, ample et dur, se pratique le premier, tandis que le Meihua quan compte cinquante-cinq postures et le Meihua shou trente-deux seulement. L’ouvrage suit la disposition habituelle des manuels de Huang Hanxun : après la page de titre, les calligraphies liminaires, la table des cinquante-trois postures et la préface de l’auteur (自序), il déroule les cinquante-trois postures de l’ensemble, chacune décomposée en une explication (說明) qui décrit les pas, les mains et les orientations, et une application (功用) qui donne la réponse à l’adversaire. Les soixante-et-onze planches de l’édition originale — trois calligraphies et soixante-huit photographies de postures — illustrent chaque étape. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

16 octobre 2026 · 45 min · 9378 mots