Le Gongli quan (工力拳) de l'Institut d'arts martiaux du district de Shaoxing (1938)

Le Gongli quan (工力拳, « la boxe du travail et de la force ») est un enchaînement de l’école du Tantui (潭腿, « jambe qui détend »), ce vaste ensemble de boxes du Nord rattaché à la légende du temple du Bassin du Dragon (龍潭寺) au Shandong, entré au Sud par l’intermédiaire de l’Association athlétique Jingwu de Shanghai. Le texte traduit ici est le petit manuel publié sous ce titre en 1938 par l’Institut d’arts martiaux du district de Shaoxing (紹興縣國術館), au Zhejiang, sous la plume de son responsable Zeng Shouchang (曾壽昌) — un livret composé pour l’instruction des milices et des volontaires pendant la guerre de résistance contre le Japon, et intégré à un projet de « matériel d’enseignement des arts martiaux en temps de guerre » (zhanshi guoshu jiaocai). L’ouvrage s’ouvre sur la préface de Zeng Shouchang, tout entière consacrée à la place des arts martiaux dans une guerre d’usure et de guérilla, puis sur la préface du compilateur ; viennent ensuite la table des matières, les six figures de base qui enseignent la conformation de la paume, du crochet et du poing ainsi que trois postures fondamentales, et enfin les trente-neuf postures de l’enchaînement, chaque mouvement étant donné sous forme de commandement (口令) numéroté. Les planches reproduites ici sont celles de l’édition de 1938. Le texte date de près de quatre-vingt-dix ans ; il appartient au domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

14 octobre 2026 · 39 min · 8207 mots