« L'oie blanche déploie ses ailes » (白鵝亮翅) et « frôler le genou, pas croisé » (摟膝拗步) : la troisième section du Taiji quan de la famille Chen illustré (陳氏太極拳圖說) de Chen Xin

Le Chen shi taiji quan tushuo (陳氏太極拳圖說, « Le taiji quan de la famille Chen expliqué en figures ») est l’ouvrage théorique majeur de Chen Xin (陳鑫, 1849-1929), lettré de Chenjiagou (province du Henan), de la seizième génération de la famille fondatrice de l’école Chen. Composé jusqu’en 1919, il fut publié à titre posthume en 1933. Chen Xin y commente chaque posture de l’enchaînement en la rattachant au néo-confucianisme, au Yijing et à la cosmologie du Wuji et du Taiji, dans une prose classique dense et sans ponctuation, mêlant les indications corporelles les plus concrètes (points d’acupuncture, orientation des orteils, enroulement du jin) aux considérations les plus abstraites sur le yin et le yang. La troisième des treize sections (勢) entre lesquelles Chen Xin découpe l’enchaînement comporte deux postures seulement : la cinquième, 白鵝亮翅 (Bai e liang chi, « l’oie blanche déploie ses ailes »), et la sixième, 摟膝拗步 (Lou xi ao bu, « frôler le genou, pas croisé »). Les deux n’en font qu’une : la première ouvre, la seconde ferme, et Chen Xin ne cesse de le rappeler au fil du commentaire. C’est dans cette section qu’il expose le plus longuement sa conception de l’attraction (引) et du partage du yin et du yang entre les parties du corps, avec un développement entier sur le souffle défensif (衞氣) et les méridiens. Le texte chinois est dans le domaine public : Chen Xin est mort en 1929 et l’ouvrage, composé avant 1919, a été publié en 1933. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 37 min · 7880 mots

« Premier reploiement » (初收) et « marcher en diagonale, pas croisé » (斜行拗步) : la quatrième section du Taiji quan de la famille Chen illustré (陳氏太極拳圖說) de Chen Xin

Le Chen shi taiji quan tushuo (陳氏太極拳圖說, « Le taiji quan de la famille Chen expliqué en figures ») est l’ouvrage théorique majeur de Chen Xin (陳鑫, 1849-1929), lettré de Chenjiagou (province du Henan), de la seizième génération de la famille fondatrice de l’école Chen. Composé jusqu’en 1919, il fut publié à titre posthume en 1933. Chen Xin y commente chaque posture de l’enchaînement en la rattachant au néo-confucianisme, au Yijing et à la cosmologie du Wuji et du Taiji, dans une prose classique dense et sans ponctuation, mêlant les indications corporelles les plus concrètes (points d’acupuncture, orientation des orteils, enroulement du jin) aux considérations les plus abstraites sur le yin et le yang. La quatrième des treize sections (勢) entre lesquelles Chen Xin découpe l’enchaînement comporte deux postures : la septième, 初收 (Chu shou, « premier reploiement »), et la huitième, 斜行拗步 (Xie xing ao bu, « marcher en diagonale, pas croisé »). C’est la première fois que Chen Xin fait sortir les quatre membres des directions cardinales : le « pas croisé » les dispose vers les quatre coins, et il en tire un long développement sur les huit trigrammes de Fu Xi et du roi Wen. Le texte chinois est dans le domaine public : Chen Xin est mort en 1929 et l’ouvrage, composé avant 1919, a été publié en 1933. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 27 min · 5725 mots

« Saisir et ramener contre l'habit » (攬擦衣) et le « Simple fouet » (單鞭) : la deuxième section du Taiji quan de la famille Chen illustré (陳氏太極拳圖說) de Chen Xin

Le Chen shi taiji quan tushuo (陳氏太極拳圖說, « Le taiji quan de la famille Chen expliqué en figures ») est l’ouvrage théorique majeur de Chen Xin (陳鑫, 1849-1929), lettré de Chenjiagou (province du Henan), descendant de la lignée fondatrice de l’école Chen. Composé jusqu’en 1919, il fut publié à titre posthume en 1933. Chen Xin y commente chaque posture de l’enchaînement en la rattachant au néo-confucianisme, au Yijing et à la cosmologie du Wuji et du Taiji, dans une prose classique dense et sans ponctuation, mêlant les indications corporelles les plus concrètes (points d’acupuncture, orientation des orteils, enroulement du jin) aux considérations les plus abstraites sur le yin et le yang. La deuxième des treize sections (勢) entre lesquelles Chen Xin découpe l’enchaînement comporte trois postures : la deuxième, 攬擦衣 (Lan zha yi, « saisir et ramener contre l’habit », plus connue des practiciens sous le nom de « paresseux qui noue son habit »), la troisième, 單鞭 (Dan bian, « le Simple fouet »), et la quatrième, 金剛搗碓 (Jin gang dao dui, « Vajrapani pile dans le mortier »), qui reprend la posture d’ouverture déjà commentée dans la première section, mais tournée vers l’ouest. Le texte chinois est dans le domaine public : Chen Xin est mort en 1929 et l’ouvrage, composé avant 1919, a été publié en 1933. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 45 min · 9441 mots

« Vajrapani pile dans le mortier » (金剛搗碓) : la première section du Taiji quan de la famille Chen illustré (陳氏太極拳圖說) de Chen Xin

Le Chen shi taiji quan tushuo (陳氏太極拳圖說, « Le taiji quan de la famille Chen expliqué en figures ») est l’ouvrage théorique majeur de Chen Xin (陳鑫, 1849-1929), lettré de Chenjiagou (province du Henan) et descendant de la lignée fondatrice de l’école Chen. Le manuscrit fut achevé en 1919 et publié à titre posthume en 1933. Chen Xin y commente chaque posture de l’enchaînement en la rattachant au néo-confucianisme, au Yijing et à la cosmologie du Wuji et du Taiji, dans un style classique dense, sans ponctuation. Le texte ci-dessous correspond à la première des treize sections (第一勢) entre lesquelles Chen Xin divise l’enchaînement — chez lui le terme 十三勢 ne désigne pas les « treize dynamiques » de la tradition courante, mais treize tranches de la forme, dont la première ne comporte qu’une seule posture. Le texte chinois est dans le domaine public : Chen Xin est mort en 1929 et l’ouvrage, composé avant 1919, a été publié en 1933. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 23 min · 4813 mots