Le Manuel des cinq éléments et de la boxe enchaînée (五行連環拳譜合璧) de Li Cunyi

Le Wuxing lianhuan quanpu hebi (五行連環拳譜合璧, « Le Manuel des cinq éléments réuni à celui de la boxe enchaînée ») est un manuel de xingyi quan dicté par Li Cunyi (李存義) de Shenzhou (深州, aujourd’hui dans le Hebei) — l’un des plus célèbres disciples de Liu Qilan et figure majeure de la boxe de la forme et de l’intention — et mis par écrit par Du Zhitang (杜之堂) de Guangzong (廣宗, district de Xingtai, Hebei). Le livre ne porte pas de date ; il est mentionné dans la troisième partie des Annales du Jingwu (精武本紀), publiées fin 1919, et il fut édité par l’Association des guerriers de Tianjin (天津武士會), fondée en 1912 : on le date communément des environs de 1916. Li Cunyi étant mort en 1921, le texte chinois appartient depuis longtemps au domaine public. L’ouvrage réunit deux manuels. Le premier, le Manuel des cinq éléments (五行拳譜), expose d’abord la théorie — les cinq éléments et les cinq viscères, les cinq poings et leurs correspondances, les « quatre extrémités » (四梢), les « huit termes » (八字) et leurs vingt-quatre articles — puis décrit une à une les cinq techniques avec, pour chacune, le tracé de pas, le chant de départ, le chant d’arrivée et le retournement. Le second, le Manuel de la boxe enchaînée (連環拳譜), donne les douze mouvements du formulaire continu, issu de la combinaison des cinq poings. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

22 septembre 2026 · 30 min · 6190 mots

Le Guoshu jiaofan chaquan (國術教範查拳) de Wu Zhiqing : la quatrième route du chaquan

Le Guoshu jiaofan chaquan (國術教範查拳, « Manuel d’enseignement des arts martiaux : le chaquan ») est un manuel compilé par Wu Zhiqing (吳志青, 1887–1949), officier et éducateur martial, chef du service de rédaction et de révision de l’Institut central des arts martiaux (中央國術館) de Nanjing. Il fut publié par la Grande Librairie de l’Est (大東書局) à Shanghai en septembre 1929, avec l’approbation de l’Institut central ; le titre est calligraphié par Yu Youren (于右任, 1879–1964), et les postures sont exécutées par Zhang Benyuan (張本源). L’ouvrage traite de la quatrième route (第四路) du chaquan (查拳), la boxe de la famille Cha, art du Nord traditionnellement rattaché à l’école des « longues poings » et associé aux communautés Hui. Le livre se compose d’un chapitre d’introduction et d’un chapitre de pratique solitaire présentant, sans omission, les quarante-huit postures de l’enchaînement : nom de la technique, application, puis description numérotée du mouvement commande par commande. Le texte chinois, publié il y a près d’un siècle, est dans le domaine public ; il est traduit ici intégralement, avec les cinquante-trois planches de l’édition de 1929. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

21 septembre 2026 · 60 min · 12693 mots

L'Art du taiji quan transmis dans la famille Chen (陳氏世傳太極拳術) de Chen Ziming, 1932

Le Chen shi shichuan taiji quan shu (陳氏世傳太極拳術, « L’Art du taiji quan transmis de génération en génération dans la famille Chen ») est le manuel familial que Chen Ziming (陳子明, mort en 1951) publia à Shanghai le 31 décembre 1932 pour le compte de la Société chinoise des arts martiaux (中國武術學會). Chen Ziming était de la dix-septième génération de la famille Chen du village Chen (陳家溝, district de Wen, Henan), le berceau historique du taiji quan, et l’ouvrage, revu par l’Institut central des arts martiaux (中央國術館) et par l’Institut provincial du Henan, fut corrigé par Liu Pixian de Qinyang et Zhu Guofu de Dingxing. Chen Ziming y enseigne la nouvelle structure (新架) de l’école Chen, celle qu’il tenait de son propre père, Chen Fuyuan (陳復元), et l’accompagne des biographies de vingt-neuf maîtres de la famille, d’un exposé théorique en trois volets, du catalogue complet de l’enchaînement en cinquante-huit postures et des règles de la poussée des mains. Le livre fut préparé avec l’aide de Tang Hao (唐豪, 唐范生), qui accompagna l’auteur au village Chen pour dépouiller la généalogie familiale, les stèles funéraires et les vestiges historiques. C’est un document de première main sur le taiji quan de Chenjiagou avant les grandes synthèses des années 1930. L’ouvrage, paru en 1932 du vivant d’un auteur mort en 1951, appartient au domaine public. La traduction ci-dessous a été faite directement à partir du texte chinois ; les passages techniques les plus longs de la partie « exercices d’entraînement » n’ont pas été repris pour ne pas alourdir l’article, mais l’intégralité des noms de postures est donnée dans le catalogue illustré. ...

20 septembre 2026 · 74 min · 15585 mots

Le tan tui de l'école musulmane (教門彈腿圖說) de Wu Zhiqing

Le Jiaomen tantui tushuo (教門彈腿圖說, « Explications illustrées du tan tui de la porte enseignée », c’est-à-dire du tan tui de l’école musulmane) est un manuel publié à Shanghai le jour de l’An 1922 par Wu Zhiqing (吳志青, 1887-1949), figure des arts martiaux de la ville, fondateur en 1919 de l’Association chinoise des arts martiaux de Shanghai, déjà rencontré ici pour ses ouvrages sur le taiji quan, la boxe courte en six sections et la boxe-canon de l’école Zhao. Wu Zhiqing avait découvert le tan tui en 1915 auprès de Yu Zhensheng (于振聲), alors instructeur à l’Institut d’éducation physique de la province du Jiangsu ; quatre ans plus tard, à l’Association des arts martiaux, il se forma auprès de Yang Fengzhen (楊奉真), dont l’art relevait de la tradition de la 教門 — la « porte de l’enseignement », nom sous lequel on désigne en Chine la boxe des Hui, les musulmans chinois. De là le dicton cité dans les pages qui suivent : « De Nanjing à Beijing, le tan tui nous vient de la 教門. » Jugeant leur pays affaibli pour avoir gardé leurs techniques secrètes, Yang Fengzhen et Yu Zhensheng entreprirent de les divulguer ; le présent ouvrage, rédigé après moins de trois mois d’étude, en est le fruit. Le livre expose les dix lignes (十路) du tan tui de cette école, chacune étudiée séparément, avec pour chaque posture une photographie, les commandes numérotées (口令) qui permettent d’instruire un groupe, et, à la fin de chaque ligne, des questions-réponses sur la posture, ses effets physiologiques et son emploi martial. Un appendice traite des méthodes traditionnelles de Shaolin (附少林宗法闡微). Les 183 documents reproduits ici — le diagramme d’orientation et les 182 photographies numérotées — proviennent de l’édition de 1922 et appartiennent au domaine public. ...

19 septembre 2026 · 83 min · 17491 mots

Le Liu lu duan quan tu shuo (六路短拳圖說) de Wu Zhiqing : les six sections de la boxe courte

Le Liu lu duan quan tu shuo (六路短拳圖說, « Explication illustrée des six sections de la boxe courte ») est un manuel de boxe chinoise compilé par Wu Zhiqing (吳志青, 1887–1949), ancien officier et éducateur martial, publié par la Grande librairie de l’Est (大東書局) à Shanghai en juillet 1928. Le texte fut relu par les professeurs Yu Zhensheng (于振聲) et Ma Jinbiao (馬錦標), tous deux de l’Institut national de recherche sur les arts martiaux (國術研究館) du gouvernement national ; le titre de couverture est calligraphié par Zhang Zhijiang (張之江, 1882–1966), fondateur de l’Institut central des arts martiaux, et un second feuillet porte la calligraphie « L’Esprit martial » (尚武精神) de Niu Yongjian (鈕永建). La préface de l’auteur est datée de décembre 1920, l’épilogue de mai 1928 : le livre paraît un mois plus tard. L’ouvrage appartient à l’école des jambes élastiques (彈腿門, tantui men) et présente en six sections (六路) — chacune divisée en deux ou quatre segments — une boxe courte (短拳) de frappes rapprochées, avec pour chaque section le chant (歌) et la notation (譜) qui en fixent l’ordre, le schéma de pas segment par segment (分段步位圖) et la méthode d’entraînement (習練法) détaillant chaque technique, illustrée de photographies de l’édition originale. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

18 septembre 2026 · 64 min · 13487 mots

L'Art du taiji (太極功) de la famille Song : le manuscrit de Song Shuming

Le Taiji gong (太極功, « L’Art du taiji ») est un court traité manuscrit que la tradition rattache à la famille Song (宋), et que Song Shuming (宋書銘) — le maître qui, dans les années 1910 et 1920, enseigna le taiji quan à plusieurs des figures fondatrices de l’art moderne à Pékin — tenait pour l’héritage de ses ancêtres. Le document lui-même ne porte pas son nom : il ne parle que de « mon ancêtre Song Yuanqiao » (宋遠橋). Wu Tunan (吳圖南, 1884-1989) raconta en 1983 qu’un ami, Zhang Ximing, le lui avait confié en 1908 ; il en aurait ensuite fait des copies pour Xu Yusheng, Wu Jianquan, Yang Shaohou, Liu Caichen, Liu Enshou et Ji Zixiu, ce qui explique la parenté de plusieurs manuels parus dans les décennies suivantes avec ce texte. Le traité se présente comme la généalogie de quatre transmissions parallèles, portant chacune un nom d’art différent : les Trente-Sept (三十七) reçus de Xu Xuanping sous les Tang, les Treize formes (十三式) reçus de Li Daozi, la Petite Voûte suprême (小九天) de Han Gongyue et la Méthode de la nature acquise (後天法) de Hu Jingzi. Chaque lignée est accompagnée de sa liste de postures, et les Trente-Sept de cinq écrits brefs (chant des huit techniques, discours du cœur, grand usage du corps, seize points essentiels, chant de la fonction). Le recueil se ferme sur les règles de transmission de l’école : les dix personnes à ne pas instruire, les quatre prohibitions et les trois petits interdits de la pratique. Le texte est traduit ici intégralement d’après les passages chinois reproduits dans l’article de Paul Brennan ; les vingt-cinq pages du manuscrit de 1908 qui l’accompagnent (page de titre et vingt-quatre feuillets) sont reproduites en regard. Le manuscrit et les pièces de vers qu’il cite sont dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 septembre 2026 · 35 min · 7322 mots

Le Taiji zhengzong quanzhen (太極正宗銓真) de Wu Zhiqing : les quatre secrets de la pratique

Le Taiji zhengzong quanzhen (太極正宗銓真, « Explications véritables du taiji authentique ») est le second livre de Wu Zhiqing (吳志青, 1887-1949), écrivain martial et professeur, élève de Yang Chengfu (楊澄甫, 1883-1936). Répondant au Taiji zhengzong (太極正宗) de 1936 — déjà traduit sur ce site — il en reprend la matière pour l’approfondir, et il fut rédigé à Kunming, au Yunnan, où son auteur occupait un poste à l’université nationale du Sud-Ouest associé (國立西南聯合大學). La préface, datée d’avril 1943, est signée dans le bureau des études de cette université. L’ouvrage se présente comme la mise au jour de quatre textes que les maîtres des générations passées ne transmettaient qu’avec réserve — la méthode des treize termes (十三字行功法), la formule en huit mots (八字訣), les énergies des treize dynamiques (十三勢總勁) et la pratique du vide et du plein (虛實行功法) — dont l’auteur dit avoir reçu les chants et les commentaires de Wu Mengxia (吳孟俠) par l’entremise de Jin Yiming (金一明) au printemps 1940. Autour de ces quatre « joyaux », il dispose ses propres essais : la force et le jin (力與勁), le centre et l’équilibre (中心與重心), les six unions et les trois poussées (六合三摧說), les rapports du taiji quan avec l’hygiène physiologique, et le développement du potentiel humain. Le texte chinois, achevé en 1943, est dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

16 septembre 2026 · 85 min · 18030 mots

Les Fondamentaux de la boxe du Sud (南拳入門) de Xu Taihe : l'école Renhe du Shaolin

Le Nan quan rumen (南拳入門, « Les Fondamentaux de la boxe du Sud ») est un manuel de boxe du Sud publié en 1926 par Xu Taihe (許太和, né vers 1873), maître de l’école Renhe (仁和派) du Shaolin, originaire de Beiguo (北漍), dans le district de Jiangyin (江陰) au Jiangsu. Ancien élève des boxes du Sud, Xu Taihe fut, au début de la République, enseignant d’éducation physique à Shanghai, à Sutai et au lycée Furen de Liangxi, puis chef du département de combat du stade public de Chengjiang ; il représenta l’école Renhe de la boxe du Sud au premier Congrès national des arts martiaux tenu à Shanghai au printemps 1923. Son livre, précédé de quatre préfaces, se propose de fournir enfin aux boxes du Sud l’équivalent de ce que les manuels de tan tui et d’autres boxes du Nord offraient déjà : un exposé méthodique des bases — postures, exercices à mains nues, méthodes défensives, techniques d’application — suivi des six premiers mouvements enchaînés du Tian gang quan (天罡拳, « le poing de la Grande Ourse »). Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

15 septembre 2026 · 75 min · 15878 mots

Le Taiji zhengzong (太極正宗) de Wu Zhiqing : théorie et structure de l'enchaînement

Le Taiji zhengzong (太極正宗, « Le taiji authentique ») est l’un des ouvrages les plus amples de Wu Zhiqing (吳志青, 1887-1949), éducateur et écrivain martial de l’époque républicaine. Paru en septembre 1936 aux éditions de la Grande librairie de l’Est (大東書局) à Shanghai, il se propose de comparer méthodiquement les versions du taiji quan alors en circulation — celles de Yang Chengfu (楊澄甫, 1883-1936), de Wu Jianquan (吳鑑泉, 1870-1942), de Sun Lutang (孫祿堂, 1860-1933) et des disciples de Yang, Chen Weiming (陳微明) et Chu Minyi (褚民誼) — et d’établir que toutes remontent à une même lignée, celle de la famille Yang. Wu Zhiqing avait lui-même reçu l’enseignement de Yang Chengfu en 1918. L’ouvrage se divise en deux parties : la première (上編) traite de la théorie et de la pratique, la seconde (下編) rassemble les écrits des maîtres contemporains. Le présent article en donne la préface de l’auteur et les chapitres théoriques — le chapitre premier (les quatre sections : le taiji quan comme science d’hygiène, la comparaison des versions selon les écoles, le tableau comparatif des noms de postures dans quatre versions, l’étude sur le nombre et les noms des postures) et le chapitre deux, sections 1 et 2 (le diagramme d’orientation et les plans de pas des douze segments, avec la liste complète des quatre-vingt-une postures et le décompte des mouvements). Les descriptions posture par posture du chapitre deux (section 3) et la seconde partie de l’ouvrage n’y figurent pas. Le texte chinois, publié en 1936, est dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

14 septembre 2026 · 30 min · 6311 mots

La Voie correcte du yi quan (意拳正軌) de Wang Xiangzhai, suivie de « Du dur et du souple qui se complètent »

Le Yiquan zheng gui (意拳正軌, « La voie correcte du yi quan ») est le premier livre de Wang Xiangzhai (王薌齋, 1885-1963), fondateur du yi quan (意拳, « boxe de l’intention »), appelé plus tard da cheng quan (大成拳). Élève de Guo Yunshen (郭雲深), le grand maître du xingyi quan, Wang signe ici de son autre nom, Wang Yuseng (王宇僧). L’ouvrage fut achevé au neuvième mois de la dix-huitième année de la République de Chine, soit à l’automne 1929 ; c’est le texte où il expose pour la première fois sa rupture avec les enchaînements formels au profit de la seule position de l’arbre (zhan zhuang, 站樁) et du travail de l’intention. On y trouvera, en regard du texte chinois, les cinq schémas carré/rond de l’édition de 1929. À la suite de ce bref traité, j’ai traduit l’article 《拳之剛柔相濟論》 (« Du dur et du souple qui se complètent », 1935), signé du même nom de plume Wang Yuseng et paru dans la revue Guoshu tongyi yuekan (國術統一月刊, « Revue unifiée des arts nationaux »), n° 5-6, où l’auteur reprend l’idée de la « voie correcte » à propos de l’équilibre entre dureté et souplesse. Les trois planches de la revue de 1935 sont également reproduites. L’auteur étant mort en 1963, le texte chinois est dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

13 septembre 2026 · 43 min · 9107 mots