L'Expérience du taiji quan de Xiang Kairan (向愷然先生練太極拳之經驗)

Le Xiang Kairan xiansheng lian taiji quan zhi jingyan (向愷然先生練太極拳之經驗, « L’expérience de M. Xiang Kairan dans la pratique du taiji quan ») est un essai écrit en 1929 par Xiang Kairan (向愷然, 1889-1957), plus connu sous son nom de plume de romancier Pingjiang Buxiaosheng (平江不肖生), auteur du célèbre roman de chevalerie Jianghu qixia zhuan (江湖奇俠傳). Passionné d’arts martiaux depuis sa jeunesse et deux fois étudiant au Japon, Xiang Kairan y consigne ses années d’apprentissage du taiji quan auprès de plusieurs maîtres — Chen Weiming (陳微明), Wang Zhiqun (王志羣), Xu Yusheng (許禹生) et Liu Enshou (劉恩綬) — et livre un témoignage critique et comparé sur les formes des familles Yang, Wu et Chen, sur la lenteur de la pratique, sur la poussée des mains (tui shou, 推手) et sur la distinction du vide et du plein. Le texte fut publié dans le recueil Taiji zhengzong (太極正宗, « Le taiji authentique ») de Wu Zhiqing (吳志青) en 1936. L’auteur étant mort en 1957, le texte chinois est dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

12 septembre 2026 · 63 min · 13323 mots

Le Taiji quan jiangyi (太極拳講義) de Yao Fuchun et Jiang Rongqiao

Le Taiji quan jiangyi (太極拳講義, « Exposé didactique du taiji quan ») parut à Shanghai en 1930 aux éditions Wu Xue Shuju (上海武學書局). Il est l’œuvre commune de deux maîtres du Hebei : Yao Fuchun (姚馥春), natif de Zunhua (遵化), et Jiang Rongqiao (姜容樵, 1891-1974), natif de Cangzhou (滄州). Les deux hommes s’étaient rencontrés jeunes auprès du même professeur, Tang Shilin (湯士林) de Baoding, disciple de Xu Zhan’ao (許占鰲), lui-même héritier d’un lignage venu du Henan ; Yao Fuchun travailla en outre le xingyi et le bagua auprès de Zhang Zhankui (張占魁, « Zhaodong »), tandis que Jiang Rongqiao tenait l’épée du Wudang du général Li Jinglin (李景林). L’ouvrage — l’un des manuels de taiji quan les plus complets des années 1930 — réunit les dédicaces de sept personnalités du monde politique et martial, sept préfaces, la théorie de l’école interne, la description illustrée de cent soixante-huit figures de la forme, les méthodes de poussée des mains et un commentaire du traité attribué à Wang Zongyue. Nous en traduisons ici les pages liminaires et la partie théorique (chapitres premier et deuxième), en reproduisant les calligraphies et les portraits de l’édition originale. Le texte chinois, publié en 1930, est dans le domaine public. ...

11 septembre 2026 · 51 min · 10842 mots

Le Taiji quan tu (太極拳圖) de Chu Minyi : les textes classiques et les appareils de poussée des mains

Le Taiji quan tu (太極拳圖, « Le taiji quan photographié ») est un album publié en 1929 par la société Jiufu de Shanghai (上海九福有限公司). Il rassemble les photographies de postures prises par Chu Minyi (褚民誼, 1884-1946) avec le maître Wu Jianquan (吳鑑泉, 1870-1942), les cinq textes classiques du taiji quan, la séquence complète de la forme, ainsi que la description des appareils de poussée des mains — un bâton et un ballon — que Chu Minyi venait d’inventer pour permettre à un pratiquant isolé de travailler le tui shou (推手). L’ouvrage s’ouvre sur une préface de Huang Chujiu (黃楚九, 1872-1931), le fondateur de la société Jiufu, et sur une longue préface de l’auteur lui-même. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

10 septembre 2026 · 52 min · 10865 mots

Le Sabre d'autodéfense (Dan jie dao) de Jin Yiming

Le Dan jie dao (單戒刀, « Le sabre d’autodéfense ») est un manuel complet de sabre chinois à un seul tranchant, rédigé par Jin Yiming (金一明, natif de Yangzhou) et publié en octobre 1932 par la librairie Xinya (新亞書店). C’est le second ouvrage de cet auteur présenté sur ce site, après le Longxing jian (l’épée en forme de dragon). La méthode y est présentée comme héritée du héros légendaire Wu Song (武松) ; Jin Yiming la composa d’après la démonstration du maître Qiu Minggao (邱鳴皋), dont il vante la technique « héritée de Shaolin ». L’ouvrage rassemble des préfaces, une étude sur l’origine et les formes du sabre, un catalogue de sabres célèbres dans l’histoire, puis les cinquante-quatre postures de l’enchaînement, illustrées. Le texte chinois, publié en 1932, est dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

9 septembre 2026 · 33 min · 6988 mots

Écrits divers de Sun Lutang

En marge de ses cinq grands manuels, Sun Lutang (孫祿堂, 1860-1933) laissa une série d’essais parus dans les revues d’arts martiaux de la fin des années 1920 et du début des années 1930. On trouvera ici quatre de ces écrits, rédigés en chinois classique : sur la distinction entre école interne et externe, sur la boxe et la calligraphie, sur les origines de l’art martial national, et sur la théorie commune qui unit le xingyi, le bagua et le taiji. Sun Lutang, figure majeure du « style interne » (neijia), fut directeur d’études à l’Institut d’arts martiaux du Jiangsu et l’un des maîtres les plus influents de son temps. Ces textes sont dans le domaine public. ...

8 septembre 2026 · 27 min · 5639 mots

L'Étude du xingyi quan (Xingyi quan xue) de Sun Lutang : préfaces et théorie

Le Xingyi quan xue (形意拳學, « Étude de la boxe du xingyi ») est le manuel de la boxe du xingyi de Sun Lutang (孫祿堂, 1860-1933), de son nom de naissance Sun Fuquan (孫福全), maître des trois arts internes — xingyi quan, bagua quan et taiji quan — qu’il fut l’un des premiers à unifier en une seule pratique. L’ouvrage fut publié en mai 1915. Dans sa préface, l’auteur retrace une transmission légendaire : le patriarche Bodhidharma (Damo), puis le général Yue Fei (岳武穆), Ji Jike, Cao Jiwu, Dai Longbang, Li Luoneng, définitivement Guo Yunshen (郭雲深), puis le maître direct de Sun Lutang, Li Kuiyuan (李魁元). Le texte chinois, qui remonte à 1915, est depuis longtemps dans le domaine public (l’auteur est mort en 1933). Nous traduisons ici la partie théorique de l’ouvrage : la préface de Zhao Heng, la calligraphie liminaire de Qin Shusheng, la préface d’Ai Yukuan, la préface de l’auteur, les remarques générales (Fan li, 凡例), la table des matières, puis les sections consacrées à la théorie du recueil supérieur (non-polaire, néant contenant un souffle unique, grand-polaire, deux formes, trois substances, et les principes de pratique). Les chapitres suivants, qui décrivent posture après posture les cinq élémentaires (coupe, effondrement, forage, bombe, travers), leurs enchaînements, et les douze formes animales, sont omis pour rester dans des proportions raisonnables. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

7 septembre 2026 · 31 min · 6582 mots

L'Étude du bagua quan (Bagua quan xue) de Sun Lutang : préfaces et théorie

Le Bagua quan xue (八卦拳學, « Étude de la boxe du bagua ») est le manuel de la boxe du bagua de Sun Lutang (孫祿堂, 1860-1933), de son nom de naissance Sun Fuquan (孫福全), maître des trois arts internes — xingyi quan, bagua quan et taiji quan — qu’il fut l’un des premiers à unifier en une seule pratique. L’ouvrage, publié en avril 1917, s’ouvre sur un frontispice portant la charge de « capitaine d’infanterie, septième classe de l’ordre du Tigre lettré » et une calligraphie de Yan Xiu (嚴修, « L’art est bâti sur des principes »). Dans sa préface, l’auteur rattache la transmission du bagua quan à Dong Haichuan (董海川), qui l’enseigna à Cheng Tinghua (程廷華), dont Sun Lutang fut l’élève. Le texte chinois, qui remonte à 1916-1917, est depuis longtemps dans le domaine public. Nous traduisons ici la partie théorique du livre : les deux préfaces d’auteurs tiers et la préface de l’auteur, les remarques générales (Fan li, 凡例), le sommaire, puis les cinq premiers chapitres consacrés à la théorie (nom de la structure, les trois défauts du débutant, les neuf exigences, les quatre vertus et huit capacités, la distinction entre marche circulaire et enfilage des paumes). Les chapitres suivants, qui décrivent posture après posture les techniques des huit trigrammes pourvues de leurs planches photographiques, sont omis pour rester dans des proportions raisonnables. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

6 septembre 2026 · 31 min · 6507 mots

L'Étude du taiji quan (Taiji quan xue) de Sun Lutang : préfaces et théorie

Le Taiji quan xue (太極拳學, « Étude du taiji quan ») est le manuel de taiji quan de Sun Lutang (孫祿堂, 1860-1933), de son nom complet Sun Fuquan (孫福全), maître des trois arts internes — xingyi quan, bagua quan et taiji quan — qu’il fut l’un des premiers à unifier en une seule pratique. L’ouvrage, publié en juin 1921, se compose d’une première partie réservée à la pratique individuelle (les quatre-vingt-dix-huit postures) et d’une seconde au travail à deux (le tui shou ou poussée des mains). Le texte chinois, qui remonte à 1919-1921, est depuis longtemps dans le domaine public. Nous traduisons ici la partie théorique du livre : les trois préfaces, dont celle de l’auteur, le chapitre consacré au nom même du taiji quan et les remarques générales. Les descriptions illustrées des postures, qui occupent l’essentiel du volume, sont omises pour rester dans des proportions raisonnables. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

5 septembre 2026 · 18 min · 3625 mots

L'Étude de l'épée du bagua (Baguajian xue) de Sun Lutang

Le Baguajian xue (八卦劍學, « Étude de l’épée du bagua ») est un manuel classique de l’épée du bagua, composé par Sun Lutang (孙禄堂, 1860-1933), l’un des plus grands maîtres des arts martiaux internes chinois. L’auteur y signe de son nom de naissance Sun Fuquan (孫福全). Publié à Pékin en novembre 1927, l’ouvrage écrit que l’art de l’épée tient son origine de Dong Haichuan (董海川, 1797-1882), fondateur présumé du bagua, transmis à Sun par Cheng Tinghua (程廷華, 1848-1900). Le texte chinois, publié il y a près d’un siècle, est depuis longtemps dans le domaine public ; la présente traduction en français a été établie directement à partir de cet original. ...

4 septembre 2026 · 57 min · 12020 mots

Le Taiji quan qian shuo de Xu Zhiyi : une introduction simple au taiji quan

Le Taiji quan qian shuo (太極拳淺說, « Introduction simple au taiji quan ») est un ouvrage du maître du taiji quan Xu Zhiyi (徐致一, 1892–1968), disciple de Wu Jianquan (吳鑑泉), publié en septembre 1927. Xu Zhiyi, l’un des meilleurs élèves de Wu Jianquan, y présente de façon claire et méthodique les principes du taiji quan — son histoire, ses mérites, ses rapports avec la psychologie — ainsi qu’une série de photographies des positions fondamentales de la pratique individuelle et de la collaboration (poussée des mains). Le texte chinois original, publié il y a près d’un siècle, est désormais dans le domaine public (l’auteur étant mort en 1968). Cette traduction porte sur l’introduction et la partie théorique de l’ouvrage : préface de l’auteur, « remarques générales », puis les chapitres premier à quatrième. Elle s’accompagne des planches photographiques originales de 1927 tirées de l’ouvrage. Les préfaces liminaires d’autres auteurs et les chapitres sur la physiologie, la mécanique, la pratique et les appendices sont omis ici pour des raisons de longueur. ...

3 septembre 2026 · 25 min · 5124 mots