Le Singe blanc vole la pêche (白猿偷桃) de Huang Hanxun

Le Baiyuan toutao (白猿偷桃, « Le Singe blanc vole la pêche ») est un enchaînement de la boxe de la mante (螳螂拳), compilé et exposé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde (順德), élève de Luo Guangyu (羅光玉, 1888-1944) de Penglai (蓬萊) au Shandong. Les photographies sont de Huang Ziying et le texte a été relu par Huang Xiang. L’ouvrage, le vingt-troisième de la série que Huang Hanxun consacra à son art, est sorti des presses de Hong Kong le dixième jour du dixième mois de l’année wuxu (戊戌), soit le 20 novembre 1958. C’est la réplique à mains nues du Baiyuan chudong (白猿出洞, « Le Singe blanc sort de sa grotte ») : l’auteur y voit « la pivoine et sa feuille verte » qui se font mutuellement valoir, et le livre parut, comme l’annonce la préface, aussitôt après son compagnon. L’ensemble ne compte que vingt-quatre postures — un enchaînement court, ce que l’auteur assume : « cet enchaînement est ainsi dès l’origine, et il n’est au pouvoir de personne de l’allonger ». Après un discours prononcé à la onzième remise des diplômes de son école et la préface de l’auteur, chaque posture est décomposée en une explication (說明) qui décrit les pas, les directions et les gestes, et une application (功用) qui donne la réponse à l’adversaire. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

2 octobre 2026 · 34 min · 7031 mots

Le Singe blanc sort de sa grotte (白猿出洞) de Huang Hanxun

Le Baiyuan chudong (白猿出洞, « Le Singe blanc sort de sa grotte ») est un enchaînement classique de la boxe de la mante (螳螂拳), compilé et exposé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde (順德), élève de Luo Guangyu (羅光玉, 1888-1944) de Penglai (蓬萊) au Shandong — l’un des maîtres qui implantèrent la mante sept-étoiles à Hong Kong à partir de 1932. Les photographies sont de Huang Ziying et le texte a été relu par Huang Xiang. L’ouvrage, le vingt-deuxième de la série que Huang Hanxun consacra à son art, est sorti des presses de Hong Kong le dixième jour du onzième mois de l’année wuxu (戊戌), soit le 20 décembre 1958. Le livre ne comporte presque aucune théorie de posture : après la préface de l’auteur et un long essai sur le déclin et l’essor des arts martiaux nationaux, il donne la nomenclature des quarante-neuf postures de l’enchaînement, chacune décomposée en une explication (說明) qui décrit les pas, les directions et les gestes, et une application (功用) qui donne la réponse à l’adversaire. Le « singe blanc » est un thème classique des boxes du Sud ; Huang Hanxun y déploie la mécanique de hanches, de « posture du cavalier » (騎馬式) et de pas « entrant dans l’anneau » (入環步) propre à sa lignée. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

1 octobre 2026 · 51 min · 10653 mots

Le Grand sabre de l'armée (軍中大刀術) de Huang Hanxun

Le Junzhong dadao shu (軍中大刀術, « Les Techniques du grand sabre dans l’armée ») est un manuel militaire publié à Hong Kong en 1955, compilé et rédigé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde (順德), figure majeure de la boxe de la mante (螳螂拳) du sud de la Chine. La méthode lui vient de son maître Luo Guangyu (羅光玉, 1888-1944) de Penglai (蓬萊), au Shandong, qui l’avait lui-même adaptée des techniques secrètes du maître Fan (范公, c’est-à-dire Fan Xudong 范旭東, auteur du Zhen zhuan de Shaolin) pour en faire un enseignement simplifié à l’usage des troupes modernes. Les postures sont exécutées sur les photographies par Huang Hanchao (黃漢超), frère de l’auteur, photographiées par Huang Ziying (黃子英) et relues par Wei Hansheng (韋漢生). L’ouvrage reflète directement la guerre de Résistance : le sabre présenté est le zhǎn mǎ dāo (斬馬刀), le « sabre à trancher les chevaux » des anciens champs de bataille, remis en service dans les années 1930 faute d’armement moderne suffisant, et diffusé dans l’armée à partir de 1938 par l’entremise du Corps des Chinois d’outre-mer rentrés au pays. Après la préface de l’auteur, le livre donne les dimensions de l’arme, un examen de ses noms traditionnels, puis les trente-deux postures de l’enchaînement, chacune avec son explication (說明) et son application (功用) au combat. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

30 septembre 2026 · 36 min · 7459 mots

Le Poing des dix-huit vieillards (十八叟拳) de Huang Hanxun

Le Shiba sou quan (十八叟拳, « Le Poing des dix-huit vieillards ») est un manuel d’enchaînement de la boxe de la mante (螳螂拳) publié à Hong Kong en 1954 par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde, figure majeure de la mante sept-étoiles du sud de la Chine et élève de Luo Guangyu (羅光玉, 1888-1944) de Penglai, au Shandong — l’un des maîtres qui implantèrent cet art à Hong Kong à partir de 1932. C’est le septième volume de sa série d’ouvrages sur la boxe de la mante ; comme les Dix-Huit Vieillards sont le premier ensemble enseigné par le maître Luo, il constituait une porte d’entrée naturelle pour les débutants. L’ouvrage ne contient guère de théorie générale : après la préface de l’auteur, la liste des quarante-deux postures et la carte de l’enchaînement, il donne celui-ci posture par posture, chacune décomposée en une explication (說明) qui décrit les pas et les gestes, et une application (功用) qui donne la réponse à l’adversaire. Le nom de l’enchaînement est un hommage aux dix-huit écoles dont la boxe de la mante est la réunion. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

29 septembre 2026 · 33 min · 6878 mots

Le Poing du Luohan ivre (醉羅漢拳) de Huang Hanxun

Le Zuiluohan quan (醉羅漢拳, « Le Poing du Luohan ivre ») est un manuel de boxe ivre publié à Hong Kong en 1959, compilé et rédigé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974), figure majeure de la boxe de la mante (螳螂拳) du sud de la Chine, élève de Luo Guangyu (羅光玉, 1888-1944) de Penglai, dans le Shandong — l’un des maîtres qui implantèrent la mante sept-étoiles à Hong Kong à partir de 1932. Comme dans son Huwei sanjie gun de 1956, l’ouvrage ne contient presque aucune théorie générale : après la préface de l’auteur, il donne les quarante postures de l’enchaînement, chacune décomposée en une explication (說明) qui décrit les pas et les gestes, et une application (功用) qui donne la réponse à l’adversaire. Le « Luohan ivre » est un thème classique de la boxe ivre du Sud, rattaché à la tradition de Shaolin ; Huang Hanxun y ajoute la mécanique de hanches et de position du cavalier propre à sa lignée. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

28 septembre 2026 · 31 min · 6540 mots

Le Taiji quan jiangyi (太極拳講義) de Tian Zhenfeng, 1931

Le Taiji quan jiangyi (太極拳講義, « Exposé du taiji quan ») est un manuel publié en 1931 par l’Institut des arts martiaux nationaux de la province du Shandong (山東省國術館), l’un des grands instituts provinciaux créés dans le sillage de l’Institut central des arts martiaux (中央國術館) de Nanjing. Il a pour auteur Tian Zhenfeng (田鎮峰), membre du bureau des publications de l’Institut, et fut d’abord conçu comme un « brouillon » (草本) destiné à l’enseignement : la préface officielle de Li Shuchun (李樹春), chef du département des affaires civiles de la province, le présente comme le manuel adopté pour la formation des fonctionnaires locaux et des chefs de district. Le livre parut sous le directorat de Li Jinglin (李景林, 1885-1931), dit Li Fangchen (芳辰), célèbre maître de l’épée du Wudang, qui, selon l’auteur, « pesa et corrigea tard dans la nuit » les commentaires classiques inclus dans l’ouvrage. Le Taiji quan jiangyi est représentatif de la première vague de manuels publiés par les instituts d’arts martiaux : il s’ouvre sur l’appareil éditorial de l’Institut (considérations de l’auteur, préface officielle, préface « en tête de volume »), puis expose successivement la signification du taiji quan, ses effets sur la santé et son histoire — de Laozi, Xu Xuanping et Li Daozi à Zhang Sanfeng, Wang Zongyue, Zhang Songxi et Wang Zhengnan, jusqu’à la transmission à la famille Chen puis à la famille Yang — avant de donner les textes classiques avec le commentaire de l’auteur (太極拳論, 太極拳經, 十三勢歌, 行功心解 et 打手歌), la nomenclature des 81 postures du formulaire et les méthodes de poussée des mains (推手). L’ouvrage date de 1931 ; le texte chinois appartient au domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. Toutes les planches reproduites ici — les dessins de postures et les photographies de poussée des mains — sont des reproductions de l’édition originale de 1931. ...

27 septembre 2026 · 68 min · 14388 mots

Le Bâton à trois sections « queue de tigre » (虎尾三節棍) de Huang Hanxun

Le Huwei sanjie gun (虎尾三節棍, « Le bâton à trois sections queue de tigre ») est un manuel de bâton publié à Hong Kong en 1956, compilé et rédigé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974), figure majeure de la boxe de la mante (螳螂拳) du sud de la Chine, élève de Luo Guangyu (羅光玉, 1888-1944) de Penglai, dans le Shandong — l’un des maîtres qui implantèrent la mante sept-étoiles à Hong Kong à partir de 1932. L’ouvrage ne traite que d’un seul enchaînement, alors la technique de prédilection de Luo Guangyu : le bâton à trois sections. Le recueil ne contient aucune théorie générale ; il donne, après les deux préfaces, la carte d’orientation du terrain et les trente postures du formulaire, chacune accompagnée de son explication (說明) et de son application (功用). Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

26 septembre 2026 · 24 min · 5057 mots

Le Cahier du premier anniversaire du club de taiji quan de l'YMCA de Shanghai (1929)

Le Cahier du premier anniversaire du club de taiji quan de l’YMCA de Shanghai (青年會太極拳班週年特刊, Qingnianhui taiji quanshu ban zhounian tekan) paraît en décembre 1929 — douzième mois de la dix-huitième année de la République — pour marquer la première année d’un club fondé le 27 novembre 1928. L’initiative en revient au membre Bi Zibi (畢子陛), appuyé par le directeur du service d’éducation physique de l’YMCA, Ling Xitao (凌希陶, orthographié 凌希匋 sur la calligraphie), et par le membre du conseil Shi Zongtang (史宗棠) : la cotisation y est gratuite, les locaux sont vastes et les adhérents peuvent se baigner après la séance. L’enseignement est assuré bénévolement par Xie Dexuan (謝德軒), élève de Yang Shaohou, dans la ligne de Yang Chengfu ; le club compte près de cent membres à la fin de sa première année. Le cahier rassemble pour l’occasion les calligraphies offertes par des sympathisants, les photographies des postures de l’enchaînement, de la poussée des mains et de l’épée, une préface de Peng Yuyi (彭欲義), l’histoire des lignées du taiji quan, des essais sur l’hygiène et sur l’expérience personnelle des membres, les listes des noms de postures, les témoignages de guérison, un exposé de Chu Minyi (褚民誼) et le règlement du club. C’est un précieux instantané de la manière dont le taiji quan se présentait, en 1929, à un public urbain de Shanghai venu d’abord pour se soigner. Texte chinois dans le domaine public (publié en 1929). Traduction française réalisée directement à partir de l’original chinois. ...

25 septembre 2026 · 65 min · 13648 mots

Le Yijin jing en vingt-quatre postures illustré (易筋經廿四式圖說) de Wang Huaiqi

Le Yijin jing niansi shi tushuo (易筋經廿四式圖說, « Explications illustrées du Yijin jing en vingt-quatre postures ») est un manuel paru chez Commercial Press (商務印書館) à Shanghai en septembre 1917, composé par Wang Huaiqi (王懷琪), maître d’éducation physique à l’École secondaire Chengzhong (澄衷中學校) de Shanghai, qui signe ailleurs de son sobriquet, « l’homme maigre » (瘦人). C’est l’œuvre jumelle du Yijin jing en douze postures du même auteur, paru chez le même éditeur cette année-là et déjà traduit sur ce site : les deux livres reposent sur la même matière et sur la même méthode d’exposition, mais celui-ci redistribue l’ensemble des mouvements. Le texte attribue l’origine de ces exercices au patriarche Damo (達摩, Bodhidharma), sous l’ère Taihe (太和) de l’empereur Ming des Wei (227-233). Wang Huaiqi raconte dans ses remarques liminaires qu’après avoir expérimenté lui-même toutes les postures, il les trouva trop exclusivement tournées vers le haut du corps — les jambes, la taille et les reins étant peu sollicités — de sorte qu’elles ne convenaient pas à un débutant sans aucune base ; il emprunta donc à la gymnastique quelques procédés pour les accompagner, sans rien changer au fond de la méthode ancienne, et donna à sa réfection le nom de « Yijin jing en vingt-quatre postures » afin d’éviter la confusion avec le Baduanjin (八段錦) communément répandu, dont le nom ancien était le même. L’ouvrage répartit les vingt-quatre postures en trois parties de huit — l’élève retient plus aisément ce chiffre rond, alors que le texte ancien comptait une première série de douze postures, une deuxième de cinq et une troisième de sept. Chaque posture comprend : le texte ancien (原文) transmis avec le classique, la position préparatoire (預備) et la description du mouvement (方法), le tout illustré par les photographies de l’auteur, numérotées de 1 à 26 et précédées d’une figure consacrée à la respiration. S’y ajoutent la posture préparatoire proprement dite, les portraits de l’auteur et de ses collaborateurs, et un tableau des matières. Les 29 planches de l’édition de 1917 sont reproduites ici. ...

24 septembre 2026 · 30 min · 6323 mots

Le Yijin jing en douze postures illustré (易筋經十二勢圖說) de Wang Huaiqi

Le Yijin jing shier shi tushuo (易筋經十二勢圖說, « Explications illustrées du Yijin jing en douze postures ») est un manuel paru chez Commercial Press (商務印書館) à Shanghai en octobre 1917, composé par Wang Huaiqi (王懷琪), maître d’éducation physique à l’École secondaire Chengzhong (澄衷中學校) de Shanghai, qui signe ici de son sobriquet, « l’homme maigre » (瘦人). Wang Huaiqi s’était fait connaître peu auparavant par une réfection du Baduanjin publiée dans la revue pédagogique de la même maison d’édition ; il entreprit ensuite, comme il le raconte dans sa préface, de rassembler les ouvrages d’éducation physique nationale (guocui, 國粹) pour en tirer ce recueil. Le Yijin jing (易筋經, « Classique de la transformation des tendons ») est le texte de daoyin (導引, exercices respiratoires et posturaux) le plus célèbre de la tradition chinoise ; il est attribué par la légende au patriarche bouddhique Damo (達摩, Bodhidharma), dont Wang Huaiqi rappelle qu’on en fait également le ancêtre des arts de combat chinois. Le recueil comprend, outre un texte introductif ancien transmis avec le classique, les douze figures traditionnelles — les trois premières parties de « Wei Tuo présente son sceptre » comptant pour trois postures — et, pour dix d’entre elles, une description détaillée, mouvement par mouvement, d’après les photographies prises par l’auteur. ...

23 septembre 2026 · 27 min · 5551 mots