Les Arts martiaux rendus scientifiques (科學化的國術) de Wu Zhiqing

Le Kexuehua de guoshu (科學化的國術, « Les arts martiaux rendus scientifiques ») est un manuel composé par Wu Zhiqing (吳志青, 1887-1949), de Shexian (歙縣, Anhui), fondateur à Shanghai en 1919 de l’Association des arts martiaux de Chine (中華武術會) et membre du comité de recherche en éducation physique de l’Association d’éducation du Jiangsu. L’ouvrage eut une genèse complexe : paru d’abord sous le titre Yingyong wushu Zhongguo xin ticao (應用武術中國新體操, « Gymnastique chinoise nouvelle appliquée à l’art martial »), connu aussi comme Zhongguo xin ticao (中國新體操, « La gymnastique chinoise nouvelle »), il fut publié en feuilleton en 1921 dans la revue Wushu (武術) sous le titre Yingyong kexue zhi guoshu, puis réuni en volume la même année sous son titre définitif. En 1929-1930, la Grande Librairie de l’Est (大東書局) en donna une seconde édition augmentée d’une nouvelle préface de l’auteur et d’une postface de Lü Guanghua (呂光華), datée de décembre 1928. Le livre fut écrit pour une circonstance précise : Wu Zhiqing obtint que les arts martiaux chinois fussent représentés aux cinquième Jeux de l’Extrême-Orient tenus à Shanghai en mai-juin 1921, et composa à cette fin un ensemble d’exercices tirés des arts martiaux traditionnels, réglés selon les principes de la physiologie, de la psychologie et de la pédagogie. Les participants, quelque cinq cents écoliers et membres de l’association, y exécutèrent les deux premiers exercices du recueil, qui firent sensation dans la presse shanghaienne. Le volume projetait quatre parties ; seule la première avait paru lorsque Brennan publia sa notice, et c’est cette première partie que reproduit le texte chinois ci-dessous, avec les préfaces, les remarques générales et l’introduction théorique. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

12 octobre 2026 · 75 min · 15806 mots

Le Bâton des huit trigrammes du Cinquième Fils (五郎八卦棍) de Huang Hanxun

Le Wulang bagua gun (五郎八卦棍, « Le bâton des huit trigrammes du Cinquième Fils ») est un manuel de bâton publié à Hong Kong en 1955, rédigé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974), figure majeure de la boxe de la mante (螳螂拳) du sud de la Chine et élève de Luo Guangyu (羅光玉, 1888-1944) de Penglai, dans le Shandong. L’ouvrage sort des presses de la librairie Zhencheng (鎮成書局) de Hong Kong. Il commence par une préface de l’auteur (自序), puis un récit des origines (源流) qui rattache le bâton à la légende de la famille Yang de la dynastie Song — et notamment au cinquième fils, Yang Yande, devenu moine sur le mont Wutai. Vient ensuite l’enchaînement lui-même : comme il est long, il est divisé en deux parties (上路 « route supérieure » et 下路 « route inférieure »), la première comptant quarante-neuf postures et la seconde vingt-cinq. Chaque posture est donnée avec son explication (說明) et son application (功用), et illustrée par les photographies de l’exécutant. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

11 octobre 2026 · 49 min · 10338 mots

Le Sabre simple de Yan Qing (燕青單刀) de Huang Hanxun

Le Yanqing dandao (燕青單刀, « le sabre simple de Yan Qing ») est un manuel de sabre publié à Hong Kong le 8 juillet 1956, rédigé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974), de Shunde (順德), au Guangdong, figure majeure de la boxe de la mante (螳螂拳) à Hong Kong et auteur d’une longue série de manuels. Comme ses autres ouvrages, celui-ci transmet l’enseignement de son maître Luo Guangyu (羅光玉) de Penglai (蓬萊), au Shandong, qui fut plus de vingt ans au service de l’Association athlétique Jingwu (精武體育會). Les postures sont photographiées par Tan Yili (譚以禮) et relues par Huang Ziying (黃子英). Le « sabre simple » (單刀) est le sabre à une seule main, l’une des armes de prédilection du combat à pied. L’ouvrage s’ouvre sur une calligraphie de l’auteur, un plan des postures, un court essai sur l’examen du sabre et la préface de l’auteur, puis décrit un enchaînement de cinquante-cinq postures, chacune avec son explication (說明) et son application (功用). Le nom de l’enchaînement renvoie à Yan Qing (燕青), « le Fils prodigue » (浪子燕青), personnage du roman Au bord de l’eau (水滸傳) célèbre pour son art du sabre. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1ᵉʳ janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

10 octobre 2026 · 42 min · 8748 mots

Les Doubles sabres des six unions (六合雙刀) de Huang Hanxun

Le Liuhe shuangdao (六合雙刀, « les doubles sabres des six unions ») est un manuel de sabre publié à Hong Kong le 5 septembre 1956, rédigé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974), de Shunde (順德), au Guangdong, figure majeure de la boxe de la mante (螳螂拳) à Hong Kong et auteur d’une longue série de manuels. Comme ses autres ouvrages, celui-ci transmet l’enseignement de son maître Luo Guangyu (羅光玉) de Penglai (蓬萊), au Shandong, qui fut plus de vingt ans au service de l’Association athlétique Jingwu (精武體育會). Les postures sont exécutées par Dai Jincheng (戴金城), photographiées par Tan Yili (譚以禮) et relues par Huang Ziying (黃子英). L’ouvrage s’ouvre sur une calligraphie de Liang Beiwang, un plan des postures et deux préfaces (celle de Guan Zhuo et celle de l’auteur), puis décrit un enchaînement de trente-huit postures de doubles sabres, chacune avec son explication (說明) et son application (功用), et se clôt sur un court traité, le Liuhe shuangdao lun (六合雙刀論). Le nom liuhe (六合, « six unions ») désigne les six directions de l’espace — nord-sud, est-ouest, haut-bas —, structure particulièrement adaptée aux doubles sabres, qui tissent autour du pratiquant une sphère de lames tournoyantes. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1ᵉʳ janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

9 octobre 2026 · 34 min · 7051 mots

Le Bâton contre le bâton (少林棍法) : théorie et enchaînement des quarante-sept postures du « Description authentique des méthodes du bâton de Shaolin » de Jiang Rongqiao (1930)

Le Shaolin gun fa (少林棍法, « Méthodes du bâton de Shaolin ») est le huitième volume de la Collection des arts martiaux (尚武叢書) compilée par Jiang Rongqiao (姜容樵, 1891-1974) de Cangxian, figure marquante de la transmission du guoshu dans la Chine républicaine. L’édition, intitulée plus complètement 《寫真少林棍法》 (« Description authentique des méthodes du bâton de Shaolin »), parut à Shanghai en janvier 1930. Elle réunit en un seul recueil l’ensemble à deux « bâton contre bâton » (棍對棍), objet de la présente traduction, l’ensemble « le bâton entre contre la lance » (棍進槍), dont une traduction a déjà été publiée sur ce site, et la description figure par figure de l’enchaînement. Le livre s’ouvre sur quatre préfaces (celles de Han Muxia, de Wang Canzhi, de Lan Hongjin et celle de l’auteur), puis expose la théorie du bâton, présentée en huit sections — origines de la méthode, vingt-trois techniques secrètes, différence avec la lance, principes des mains, des yeux, du corps et des pas, matière et provenance des bâtons, dimensions et conservation, plan d’orientation, enfin le long chant de l’enchaînement. Le corps de l’ouvrage décrit ensuite, l’une après l’autre, les quarante-sept postures de l’ensemble à deux « bâton contre bâton » — la personne A (上手人, Chen Fengqi, en vêtements sombres) contre la personne B (下手人, Jiang Rongqiao, en vêtements clairs) — chaque posture, décrite position par position et pied par pied, renvoyant à l’une des soixante-quinze planches photographiques de l’édition de 1930 reproduites ci-dessous. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

8 octobre 2026 · 108 min · 22802 mots

Le Bâton contre la lance (棍進槍) : ensemble à deux des « Description authentique des méthodes du bâton de Shaolin » de Jiang Rongqiao

Le Gun jin qiang (棍進槍, « le bâton avance contre la lance ») est un ensemble d’entraînement à deux tiré des chapitres 7 à 10 du Xiezhen Shaolin gun fa (寫真少林棍法, « Description authentique des méthodes du bâton de Shaolin »), livre publié à Shanghai en janvier 1930 par Jiang Rongqiao (姜容樵, 1891-1974), figure marquante de la transmission du guoshu dans la Chine républicaine, auteur d’un grand nombre de manuels d’arts martiaux. La partie proprement consacrée à l’ensemble « bâton contre lance » est présentée sous le nom de Lan Jinru (蘭晉如), et son vocabulaire technique diffère légèrement du reste du volume : dans cette section, le « talon » du bâton (棍尾) désigne l’extrémité la plus épaisse et la « tête » (棍頭) l’extrémité la plus fine, à l’inverse de l’usage suivi dans l’ensemble « bâton contre bâton » qui occupe les chapitres 2 à 6. Le texte décrit un assaut codifié entre deux partenaires : la personne A (甲方), armée du bâton (棍), et la personne B (乙方), armée de la lance (槍). L’ensemble compte la posture d’ouverture (開門式) suivie de cinquante mouvements numérotés, répartis en quatre chapitres : les mouvements 1 à 12 forment le chapitre 7, les mouvements 13 à 25 le chapitre 8, les mouvements 26 à 37 le chapitre 9 et les mouvements 38 à 50 le chapitre 10. Chaque mouvement est décrit position par position, pied par pied, avec le cheminement des mains sur les deux armes ; la répétition volontaire de séquences techniques presque identiques d’une section à l’autre correspond au déroulement réel d’un assaut libre, où les mêmes échanges se reconstituent à mesure que les deux adversaires tournent dans la salle. Chaque description se termine par un renvoi à une figure (« voir la figure N »), qui correspond à la planche N de l’édition de 1930 reproduite ci-dessous. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

7 octobre 2026 · 66 min · 13850 mots

Le Cha chui (插捶) de Huang Hanxun : les poings qui chargent

Le Cha chui (插捶, « les poings qui chargent ») est un manuel de boxe de la mante (螳螂拳) publié à Hong Kong en décembre 1953, rédigé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974), de Shunde (順德), au Guangdong, figure majeure de la boxe de la mante à Hong Kong et auteur d’une longue série de manuels édités par le département des arts martiaux de l’Association athlétique Jingwu de Hong Kong. L’ouvrage décrit un enchaînement robuste où la main travaille surtout en poing fermé, de type « grand et dur », proche par la forme du Si lu ben da (« les quatre routes de course et frappe ») ; il se distingue par l’abondance de ses « jambes jetées » (撲腿) et par ses « jambes en croix » (十字腿), où main et pied partent d’un seul élan. Après la préface de l’auteur, le livre donne la liste des quarante-huit postures, puis chacune d’elles avec son explication (說明) et son application (功用), et se clôt sur une brève remarque au sujet de la posture finale. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

6 octobre 2026 · 37 min · 7715 mots

Le Sabre de fleur de prunier (梅花刀圖說) de Lü Guanghua et Li Yuanzhi

Le Meihua dao tushuo (梅花刀圖說, « Explication illustrée du sabre de fleur de prunier ») est un manuel de sabre publié à Shanghai en septembre 1931 par la Grande Librairie de l’Est (大東書局), sous l’égide de l’Institut central des arts martiaux nationaux (中央國術館). Il est l’œuvre de deux instructeurs de cet Institut, Lü Guanghua (呂光華) et Li Yuanzhi (李元智, 1904-1972). L’ouvrage expose en trois chapitres l’histoire générale de l’art du sabre, la méthode d’enseignement — individuelle et collective — et, surtout, la description illustrée, posture par posture (nom, commandement, analyse du corps, des pas, des mains et du regard, applications martiales), des quarante-huit figures d’un enchaînement de sabre simple appelé « sabre de fleur de prunier » (梅花刀), tel qu’il fut transmis dans le Hebei depuis le XVIIIe siècle. Li Yuanzhi étant mort en 1972, le texte chinois de 1931 appartient au domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

5 octobre 2026 · 71 min · 15047 mots

L'Épée du cadran solaire (子午劍) de Huang Hanxun

Le Ziwu jian (子午劍, « l’épée du cadran solaire ») est un manuel d’épée publié à Hong Kong en 1958, compilé et rédigé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974), figure majeure de la boxe de la mante (螳螂拳) du sud de la Chine, élève de Luo Guangyu (羅光玉, 1888-1944) de Penglai, dans le Shandong. Le nom de l’épée, 子午 (zi wu), est celui des deux branches du cycle horaire qui marquent minuit (子) et midi (午) : il désigne la ligne du méridien, que la pointe d’un cadran solaire parcourt au cours du jour. L’ouvrage ne traite que d’un seul enchaînement, la technique la plus précieuse du maître Luo, qui ne la transmit qu’à ses élèves les plus anciens. Le recueil donne, après la préface de l’auteur, les quarante-six postures du formulaire, chacune accompagnée de son explication (說明) et de son application (功用), puis une section d’entraînement à deux. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

4 octobre 2026 · 42 min · 8897 mots

Le Taiji quan de style Wu Jianquan selon Xu Zhiyi (1958)

Le Taiji quan (style Wu Jianquan) (太極拳(吳鑑泉式)) est le second livre que le maître Xu Zhiyi (徐致一, 1892-1968) consacra à son art. Disciple de Wu Jianquan (吳鑑泉, 1870-1942), il avait d’abord fait paraître en 1927 le Taiji quan qian shuo (太極拳淺說, « Introduction simple au taiji quan ») ; trente ans plus tard, en juillet 1958, il publia ce traité qui présente la boxe telle que Wu Jianquan la pratiquait, illustré par les photographies de postures du maître complétées par celles de son élève Zhao Shoucun. L’ouvrage compte dix chapitres — les mérites du taiji quan, son action psychologique, ses effets physiologiques, ses fondements mécaniques, les règles de la pratique de l’enchaînement et de la poussée des mains, la nomenclature des postures, les mouvements fondamentaux, puis les explications illustrées des postures et de la poussée des mains — suivis en annexe des cinq textes classiques (les traités de Wang Zongyue et de Wu Yuxiang, la Chanson des treize dynamiques, les Explications sur la pratique et la Chanson des mains qui se jouent). Les quatre premiers chapitres, traduits ici avec la préface de l’auteur, forment la partie théorique de l’ouvrage : ce que le taiji quan apporte à la santé et au combat, comment l’intention y dirige le mouvement, et comment ses procédés se conforment aux lois de la mécanique. Le reste du livre, plus descriptif, est omis ici pour la longueur. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

3 octobre 2026 · 63 min · 13314 mots