Le Taiji quan tu (太極拳圖) de Chu Minyi : les textes classiques et les appareils de poussée des mains

Le Taiji quan tu (太極拳圖, « Le taiji quan photographié ») est un album publié en 1929 par la société Jiufu de Shanghai (上海九福有限公司). Il rassemble les photographies de postures prises par Chu Minyi (褚民誼, 1884-1946) avec le maître Wu Jianquan (吳鑑泉, 1870-1942), les cinq textes classiques du taiji quan, la séquence complète de la forme, ainsi que la description des appareils de poussée des mains — un bâton et un ballon — que Chu Minyi venait d’inventer pour permettre à un pratiquant isolé de travailler le tui shou (推手). L’ouvrage s’ouvre sur une préface de Huang Chujiu (黃楚九, 1872-1931), le fondateur de la société Jiufu, et sur une longue préface de l’auteur lui-même. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

10 septembre 2026 · 52 min · 10865 mots

L'Étude du taiji quan (Taiji quan xue) de Sun Lutang : préfaces et théorie

Le Taiji quan xue (太極拳學, « Étude du taiji quan ») est le manuel de taiji quan de Sun Lutang (孫祿堂, 1860-1933), de son nom complet Sun Fuquan (孫福全), maître des trois arts internes — xingyi quan, bagua quan et taiji quan — qu’il fut l’un des premiers à unifier en une seule pratique. L’ouvrage, publié en juin 1921, se compose d’une première partie réservée à la pratique individuelle (les quatre-vingt-dix-huit postures) et d’une seconde au travail à deux (le tui shou ou poussée des mains). Le texte chinois, qui remonte à 1919-1921, est depuis longtemps dans le domaine public. Nous traduisons ici la partie théorique du livre : les trois préfaces, dont celle de l’auteur, le chapitre consacré au nom même du taiji quan et les remarques générales. Les descriptions illustrées des postures, qui occupent l’essentiel du volume, sont omises pour rester dans des proportions raisonnables. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

5 septembre 2026 · 18 min · 3625 mots

Le Taiji quan qian shuo de Xu Zhiyi : une introduction simple au taiji quan

Le Taiji quan qian shuo (太極拳淺說, « Introduction simple au taiji quan ») est un ouvrage du maître du taiji quan Xu Zhiyi (徐致一, 1892–1968), disciple de Wu Jianquan (吳鑑泉), publié en septembre 1927. Xu Zhiyi, l’un des meilleurs élèves de Wu Jianquan, y présente de façon claire et méthodique les principes du taiji quan — son histoire, ses mérites, ses rapports avec la psychologie — ainsi qu’une série de photographies des positions fondamentales de la pratique individuelle et de la collaboration (poussée des mains). Le texte chinois original, publié il y a près d’un siècle, est désormais dans le domaine public (l’auteur étant mort en 1968). Cette traduction porte sur l’introduction et la partie théorique de l’ouvrage : préface de l’auteur, « remarques générales », puis les chapitres premier à quatrième. Elle s’accompagne des planches photographiques originales de 1927 tirées de l’ouvrage. Les préfaces liminaires d’autres auteurs et les chapitres sur la physiologie, la mécanique, la pratique et les appendices sont omis ici pour des raisons de longueur. ...

3 septembre 2026 · 25 min · 5124 mots

Le Taiji fa shuo (太極法說) de Yang Banhou

Le Taiji fa shuo (太極法說, « Explication des principes du taiji ») est un manuscrit attribué à Yang Banhou (楊班侯, 1837–1892), fils de Yang Luchan et l’un des maîtres les plus redoutés du taiji quan de la famille Yang. Le volume est lié à la famille Wu : la couverture porte un cachet de la maison Wu Airen (吳愛仁堂), la signature de Wu Jianquan (吳鑑泉), le titre Wu shi jia chuan taiji quan ti yong quanshu (吳氏家傳太極拳体用全書, « Manuel complet du taiji quan théorique et pratique transmis par la famille Wu ») ainsi que la signature de Wu Gongzao (吳公藻). Au verso de la couverture, Wu Gongzao note : « Après que mon grand-père Wu Quanyou (吳全佑) fut devenu disciple, le maître Yang Banhou lui confia ce manuel ; il fut copié au sein de la maison du prince Duanfang (端芳親王府) ; il est dans ma famille depuis plus de cent ans, et je le conserve depuis mon enfance. » Le manuscrit existe en deux versions (le côté Wu et le côté Yang), que Brennan reproduit côte à côte. Le colophon de la couverture intérieure confie le volume à « Li Duo » (黎鐸珍藏, 1948). Le texte chinois, rédigé il y a plus de cent cinquante ans, est dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

31 août 2026 · 50 min · 10563 mots

Le Tui shou (推手) du Taiji quan de Gu Ruzhang

Le Taiji quan (太極拳) de Gu Ruzhang (顧汝章, 1894-1952) parut en mai 1936. Gu Ruzhang, natif de Funing (阜寧) dans le Jiangsu, fut un disciple de l’école du Wudang ; pratiqueur accompli de la paume, réputé pouvoir percer une brique du bout des doigts, il enseignait à la branche sportive du Guangdong (廣州國術社). Son manuel s’organise en trois chapitres : la théorie du taiji quan, la mise en œuvre détaillée des postures du corps à vide, puis le présent chapitre consacré aux méthodes de poussée des mains (推手法). Nous traduisons ici ce chapitre, où l’auteur expose sa pédagogie du tui shou (推手, « poussée des mains »), les règles qui président à l’acquisition du jin (勁, la force interne), et les exercices de poussée classiques à deux ou à trois. Le texte, publié en 1936, est aujourd’hui dans le domaine public. ...

30 août 2026 · 49 min · 10400 mots

L'Épée de taiji (太極劍) de Chen Yanlin

Le taiji jian (太極劍, « épée de taiji »), également appelé « épée des treize dynamiques » (十三勢劍), est l’arme la plus réputée de la famille Yang. Chen Yanlin (陳炎林), professeur et écrivain de taiji quan à Shanghai, disciple de Tian Zhaolin (田兆麟), lui-même élève de Yang Jianhou (楊健侯), le présente dans le septième chapitre (卷七) de son grand recueil Taiji quan dao jian gan san shou he bian (太極拳刀劍桿散手合編, « Taiji quan : boxe, sabre, épée, bâton et techniques libres, recueil complet »), publié en juin 1943. L’ouvrage appartient à la lignée du style Yang, dont l’épée constitue après la boxe à mains nues l’arme la plus accomplie. Les dessins reproduits ici sont les planches originales de l’édition de 1943. Le texte chinois, publié en 1943, est dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

29 août 2026 · 53 min · 11214 mots

Le Taiji zha gan (太極扎桿) de Chen Yanlin

Le Taiji zha gan (太極扎桿, « pousser le bâton » en taiji), appelé aussi zhan nian gan (沾黏桿, « bâton de coller-et-adhérer ») ou shisan shi gan (十三勢桿, « bâton des treize dynamiques »), constitue la neuvième partie (卷九) du grand recueil de Chen Yanlin (陳炎林), Taiji quan dao jian gan san shou he bian (太極拳刀劍桿散手合編, « Taiji quan : boxe, sabre, épée, bâton et techniques libres, recueil complet »), publié en juin 1943 à Shanghai. Chen Yanlin, enseignant et écrivain de taiji quan, fut l’élève de Tian Zhaolin (田兆麟), lui-même disciple de Yang Jianhou (楊健侯) : ce chapitre appartient donc à la lignée du style Yang. Publié en 1943, le texte chinois est dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

27 août 2026 · 16 min · 3287 mots

L'Ébauche de la théorie du taiji quan

L’annexe que nous traduisons ici provient du recueil de Chen Yanlin (陳炎林), Taiji quan dao jian gan san shou he bian (太極拳刀劍桿散手合編, 1943). Elle rassemble, en un véritable « sommaire de la théorie du taiji quan », un ensemble de textes fondamentaux du corpus classique : le Traité du taiji quan (太極拳論), le Classique du taiji quan (太極拳經), la Compréhension de la pratique des treize postures (十三勢行功心解), le Chant des mains (打手歌), les Sept chants d’un manuscrit de l’époque Qianlong, le Sens véritable du taiji quan (太極拳眞義), le Chant des huit techniques (八字歌), le Traité sur la compréhension mentale (心會論), le Traité sur l’usage complet du corps (週身大用論), le Traité des seize points essentiels (十六關要論), le Chant de la fonction (功用歌), les Cinq enseignements (用功五誌), le Dictionnaire des cinq caractères (五字訣), le Secret du relâchement (撒放密訣), les Points essentiels fondamentaux (太極拳基本要點), et enfin le tableau lui-même, la Taiji quan biao jie (太極拳表解). Le Taiji quan lun ayant déjà fait l’objet d’un article séparé sur ce site, nous ne reproduisons ici que les autres pièces de l’annexe. Les textes classiques de la théorie du taiji quan sont dans le domaine public ; le tableau Taiji quan biao jie qui les condense reproduit ces mêmes passages sous forme de tableau, et les reproductions ci-dessous sont des scans du texte chinois original. ...

25 août 2026 · 33 min · 6922 mots

L'Épée de taiji (太極劍) de Chen Weiming

Le Taiji jian (太極劍, « épée de taiji ») est le manuel d’épée de Chen Weiming (陳微明, 1881-1958), lettré et expert du taiji quan, disciple direct de Yang Chengfu (楊澄甫, 1883-1936). Publié à Shanghai en 1928 sous le titre Taiji jian, accompagné du Taiji long quan (太極劍 附太極長拳), l’ouvrage fait partie des trois livres que Chen Weiming consacre à la tradition de la famille Yang ; il s’inscrit dans la lignée interne (neijia) issue du mont Wudang. L’édition originale reproduit des calligraphies et des portraits du maître, ainsi qu’une suite de photographies des postures, toutes conservées ici. Le texte chinois original est dans le domaine public ; la traduction française est nouvelle et réalisée directement à partir du texte chinois. ...

22 août 2026 · 29 min · 6171 mots

Le Taiji dao (太極刀) de Chen Yanlin

Le taiji dao (太極刀, « sabre du taiji »), également appelé « sabre des treize dynamiques » (十三勢刀), est l’enchaînement de sabre du style Yang présenté par Chen Yanlin (陳炎林) dans le huitième chapitre (卷八) de son grand recueil Taiji quan dao jian gan san shou he bian (太極拳刀劍桿散手合編, « Taiji quan : boxe, sabre, épée, bâton et techniques libres, recueil complet »), publié en juin 1943. Chen Yanlin, enseignant et écrivain de taiji quan à Shanghai, fut l’élève de Tian Zhaolin (田兆麟), lui-même disciple de Yang Jianhou (楊健侯) : cet enchaînement appartient donc à la lignée du style Yang, dont il constitue l’arme la plus réputée après la boxe à mains nues. Le texte chinois, publié en 1943, est dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

21 août 2026 · 35 min · 7274 mots