Les Explications générales pour entrer dans l'étude du taiji quan (太極拳學入門總解) de Chen Zhaopi

Le Taiji quan xue rumen zongjie (太極拳學入門總解, « explications générales pour entrer dans l’étude du taiji quan ») est un manuel de débutant publié en 1930 par Chen Zhaopi (陳照丕, 1893-1972), de son prénom de lettré Jifu (績甫), natif de Chenjiagou (陳家溝), dans le district de Wen (温縣), au Henan — le village d’origine du taiji quan de la famille Chen. Chen Zhaopi appartenait à la dixième génération de transmission de l’art familial. Appelé à Beijing en 1928 par la pharmacie Tongrentang, il y enseigna devant un public nombreux, puis fut professeur honoraire à l’Institut central des arts martiaux nationaux (中央國術館) de Nankin. L’ouvrage est bref et pratique. Il s’ouvre sur une préface de Li Qinglin (李慶臨), puis rassemble trois textes attribués à Chen Changxing (陳長興, 1771-1853) — le chant du taiji quan, le grand chant des postures et les Dix grands traités —, avant les Paroles essentielles sur l’emploi martial (用武要言) et la table des mouvements, qui détaille une à une les soixante-quatorze postures de l’enchaînement. Chaque posture y est décrite par les positions des pieds, des mains et du regard, par la circulation de l’énergie (qi, 氣) et par les points d’attention du corps. Les quatre-vingt-deux photographies reproduites ici — l’auteur en démonstration, planche par planche — proviennent de l’édition originale de 1930. Chen Zhaopi est mort le 30 décembre 1972 ; le texte chinois appartient au domaine public depuis le 1er janvier 2023. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

16 octobre 2026 · 71 min · 14992 mots

Le Taiji quan de style Wu Jianquan selon Xu Zhiyi (1958)

Le Taiji quan (style Wu Jianquan) (太極拳(吳鑑泉式)) est le second livre que le maître Xu Zhiyi (徐致一, 1892-1968) consacra à son art. Disciple de Wu Jianquan (吳鑑泉, 1870-1942), il avait d’abord fait paraître en 1927 le Taiji quan qian shuo (太極拳淺說, « Introduction simple au taiji quan ») ; trente ans plus tard, en juillet 1958, il publia ce traité qui présente la boxe telle que Wu Jianquan la pratiquait, illustré par les photographies de postures du maître complétées par celles de son élève Zhao Shoucun. L’ouvrage compte dix chapitres — les mérites du taiji quan, son action psychologique, ses effets physiologiques, ses fondements mécaniques, les règles de la pratique de l’enchaînement et de la poussée des mains, la nomenclature des postures, les mouvements fondamentaux, puis les explications illustrées des postures et de la poussée des mains — suivis en annexe des cinq textes classiques (les traités de Wang Zongyue et de Wu Yuxiang, la Chanson des treize dynamiques, les Explications sur la pratique et la Chanson des mains qui se jouent). Les quatre premiers chapitres, traduits ici avec la préface de l’auteur, forment la partie théorique de l’ouvrage : ce que le taiji quan apporte à la santé et au combat, comment l’intention y dirige le mouvement, et comment ses procédés se conforment aux lois de la mécanique. Le reste du livre, plus descriptif, est omis ici pour la longueur. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

3 octobre 2026 · 63 min · 13314 mots

Le Taiji quan jiangyi (太極拳講義) de Tian Zhenfeng, 1931

Le Taiji quan jiangyi (太極拳講義, « Exposé du taiji quan ») est un manuel publié en 1931 par l’Institut des arts martiaux nationaux de la province du Shandong (山東省國術館), l’un des grands instituts provinciaux créés dans le sillage de l’Institut central des arts martiaux (中央國術館) de Nanjing. Il a pour auteur Tian Zhenfeng (田鎮峰), membre du bureau des publications de l’Institut, et fut d’abord conçu comme un « brouillon » (草本) destiné à l’enseignement : la préface officielle de Li Shuchun (李樹春), chef du département des affaires civiles de la province, le présente comme le manuel adopté pour la formation des fonctionnaires locaux et des chefs de district. Le livre parut sous le directorat de Li Jinglin (李景林, 1885-1931), dit Li Fangchen (芳辰), célèbre maître de l’épée du Wudang, qui, selon l’auteur, « pesa et corrigea tard dans la nuit » les commentaires classiques inclus dans l’ouvrage. Le Taiji quan jiangyi est représentatif de la première vague de manuels publiés par les instituts d’arts martiaux : il s’ouvre sur l’appareil éditorial de l’Institut (considérations de l’auteur, préface officielle, préface « en tête de volume »), puis expose successivement la signification du taiji quan, ses effets sur la santé et son histoire — de Laozi, Xu Xuanping et Li Daozi à Zhang Sanfeng, Wang Zongyue, Zhang Songxi et Wang Zhengnan, jusqu’à la transmission à la famille Chen puis à la famille Yang — avant de donner les textes classiques avec le commentaire de l’auteur (太極拳論, 太極拳經, 十三勢歌, 行功心解 et 打手歌), la nomenclature des 81 postures du formulaire et les méthodes de poussée des mains (推手). L’ouvrage date de 1931 ; le texte chinois appartient au domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. Toutes les planches reproduites ici — les dessins de postures et les photographies de poussée des mains — sont des reproductions de l’édition originale de 1931. ...

27 septembre 2026 · 68 min · 14388 mots

Le Cahier du premier anniversaire du club de taiji quan de l'YMCA de Shanghai (1929)

Le Cahier du premier anniversaire du club de taiji quan de l’YMCA de Shanghai (青年會太極拳班週年特刊, Qingnianhui taiji quanshu ban zhounian tekan) paraît en décembre 1929 — douzième mois de la dix-huitième année de la République — pour marquer la première année d’un club fondé le 27 novembre 1928. L’initiative en revient au membre Bi Zibi (畢子陛), appuyé par le directeur du service d’éducation physique de l’YMCA, Ling Xitao (凌希陶, orthographié 凌希匋 sur la calligraphie), et par le membre du conseil Shi Zongtang (史宗棠) : la cotisation y est gratuite, les locaux sont vastes et les adhérents peuvent se baigner après la séance. L’enseignement est assuré bénévolement par Xie Dexuan (謝德軒), élève de Yang Shaohou, dans la ligne de Yang Chengfu ; le club compte près de cent membres à la fin de sa première année. Le cahier rassemble pour l’occasion les calligraphies offertes par des sympathisants, les photographies des postures de l’enchaînement, de la poussée des mains et de l’épée, une préface de Peng Yuyi (彭欲義), l’histoire des lignées du taiji quan, des essais sur l’hygiène et sur l’expérience personnelle des membres, les listes des noms de postures, les témoignages de guérison, un exposé de Chu Minyi (褚民誼) et le règlement du club. C’est un précieux instantané de la manière dont le taiji quan se présentait, en 1929, à un public urbain de Shanghai venu d’abord pour se soigner. Texte chinois dans le domaine public (publié en 1929). Traduction française réalisée directement à partir de l’original chinois. ...

25 septembre 2026 · 65 min · 13648 mots

L'Art du taiji quan transmis dans la famille Chen (陳氏世傳太極拳術) de Chen Ziming, 1932

Le Chen shi shichuan taiji quan shu (陳氏世傳太極拳術, « L’Art du taiji quan transmis de génération en génération dans la famille Chen ») est le manuel familial que Chen Ziming (陳子明, mort en 1951) publia à Shanghai le 31 décembre 1932 pour le compte de la Société chinoise des arts martiaux (中國武術學會). Chen Ziming était de la dix-septième génération de la famille Chen du village Chen (陳家溝, district de Wen, Henan), le berceau historique du taiji quan, et l’ouvrage, revu par l’Institut central des arts martiaux (中央國術館) et par l’Institut provincial du Henan, fut corrigé par Liu Pixian de Qinyang et Zhu Guofu de Dingxing. Chen Ziming y enseigne la nouvelle structure (新架) de l’école Chen, celle qu’il tenait de son propre père, Chen Fuyuan (陳復元), et l’accompagne des biographies de vingt-neuf maîtres de la famille, d’un exposé théorique en trois volets, du catalogue complet de l’enchaînement en cinquante-huit postures et des règles de la poussée des mains. Le livre fut préparé avec l’aide de Tang Hao (唐豪, 唐范生), qui accompagna l’auteur au village Chen pour dépouiller la généalogie familiale, les stèles funéraires et les vestiges historiques. C’est un document de première main sur le taiji quan de Chenjiagou avant les grandes synthèses des années 1930. L’ouvrage, paru en 1932 du vivant d’un auteur mort en 1951, appartient au domaine public. La traduction ci-dessous a été faite directement à partir du texte chinois ; les passages techniques les plus longs de la partie « exercices d’entraînement » n’ont pas été repris pour ne pas alourdir l’article, mais l’intégralité des noms de postures est donnée dans le catalogue illustré. ...

20 septembre 2026 · 74 min · 15585 mots

L'Art du taiji (太極功) de la famille Song : le manuscrit de Song Shuming

Le Taiji gong (太極功, « L’Art du taiji ») est un court traité manuscrit que la tradition rattache à la famille Song (宋), et que Song Shuming (宋書銘) — le maître qui, dans les années 1910 et 1920, enseigna le taiji quan à plusieurs des figures fondatrices de l’art moderne à Pékin — tenait pour l’héritage de ses ancêtres. Le document lui-même ne porte pas son nom : il ne parle que de « mon ancêtre Song Yuanqiao » (宋遠橋). Wu Tunan (吳圖南, 1884-1989) raconta en 1983 qu’un ami, Zhang Ximing, le lui avait confié en 1908 ; il en aurait ensuite fait des copies pour Xu Yusheng, Wu Jianquan, Yang Shaohou, Liu Caichen, Liu Enshou et Ji Zixiu, ce qui explique la parenté de plusieurs manuels parus dans les décennies suivantes avec ce texte. Le traité se présente comme la généalogie de quatre transmissions parallèles, portant chacune un nom d’art différent : les Trente-Sept (三十七) reçus de Xu Xuanping sous les Tang, les Treize formes (十三式) reçus de Li Daozi, la Petite Voûte suprême (小九天) de Han Gongyue et la Méthode de la nature acquise (後天法) de Hu Jingzi. Chaque lignée est accompagnée de sa liste de postures, et les Trente-Sept de cinq écrits brefs (chant des huit techniques, discours du cœur, grand usage du corps, seize points essentiels, chant de la fonction). Le recueil se ferme sur les règles de transmission de l’école : les dix personnes à ne pas instruire, les quatre prohibitions et les trois petits interdits de la pratique. Le texte est traduit ici intégralement d’après les passages chinois reproduits dans l’article de Paul Brennan ; les vingt-cinq pages du manuscrit de 1908 qui l’accompagnent (page de titre et vingt-quatre feuillets) sont reproduites en regard. Le manuscrit et les pièces de vers qu’il cite sont dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 septembre 2026 · 35 min · 7322 mots

Le Taiji zhengzong quanzhen (太極正宗銓真) de Wu Zhiqing : les quatre secrets de la pratique

Le Taiji zhengzong quanzhen (太極正宗銓真, « Explications véritables du taiji authentique ») est le second livre de Wu Zhiqing (吳志青, 1887-1949), écrivain martial et professeur, élève de Yang Chengfu (楊澄甫, 1883-1936). Répondant au Taiji zhengzong (太極正宗) de 1936 — déjà traduit sur ce site — il en reprend la matière pour l’approfondir, et il fut rédigé à Kunming, au Yunnan, où son auteur occupait un poste à l’université nationale du Sud-Ouest associé (國立西南聯合大學). La préface, datée d’avril 1943, est signée dans le bureau des études de cette université. L’ouvrage se présente comme la mise au jour de quatre textes que les maîtres des générations passées ne transmettaient qu’avec réserve — la méthode des treize termes (十三字行功法), la formule en huit mots (八字訣), les énergies des treize dynamiques (十三勢總勁) et la pratique du vide et du plein (虛實行功法) — dont l’auteur dit avoir reçu les chants et les commentaires de Wu Mengxia (吳孟俠) par l’entremise de Jin Yiming (金一明) au printemps 1940. Autour de ces quatre « joyaux », il dispose ses propres essais : la force et le jin (力與勁), le centre et l’équilibre (中心與重心), les six unions et les trois poussées (六合三摧說), les rapports du taiji quan avec l’hygiène physiologique, et le développement du potentiel humain. Le texte chinois, achevé en 1943, est dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

16 septembre 2026 · 85 min · 18030 mots

Le Taiji zhengzong (太極正宗) de Wu Zhiqing : théorie et structure de l'enchaînement

Le Taiji zhengzong (太極正宗, « Le taiji authentique ») est l’un des ouvrages les plus amples de Wu Zhiqing (吳志青, 1887-1949), éducateur et écrivain martial de l’époque républicaine. Paru en septembre 1936 aux éditions de la Grande librairie de l’Est (大東書局) à Shanghai, il se propose de comparer méthodiquement les versions du taiji quan alors en circulation — celles de Yang Chengfu (楊澄甫, 1883-1936), de Wu Jianquan (吳鑑泉, 1870-1942), de Sun Lutang (孫祿堂, 1860-1933) et des disciples de Yang, Chen Weiming (陳微明) et Chu Minyi (褚民誼) — et d’établir que toutes remontent à une même lignée, celle de la famille Yang. Wu Zhiqing avait lui-même reçu l’enseignement de Yang Chengfu en 1918. L’ouvrage se divise en deux parties : la première (上編) traite de la théorie et de la pratique, la seconde (下編) rassemble les écrits des maîtres contemporains. Le présent article en donne la préface de l’auteur et les chapitres théoriques — le chapitre premier (les quatre sections : le taiji quan comme science d’hygiène, la comparaison des versions selon les écoles, le tableau comparatif des noms de postures dans quatre versions, l’étude sur le nombre et les noms des postures) et le chapitre deux, sections 1 et 2 (le diagramme d’orientation et les plans de pas des douze segments, avec la liste complète des quatre-vingt-une postures et le décompte des mouvements). Les descriptions posture par posture du chapitre deux (section 3) et la seconde partie de l’ouvrage n’y figurent pas. Le texte chinois, publié en 1936, est dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

14 septembre 2026 · 30 min · 6311 mots

L'Expérience du taiji quan de Xiang Kairan (向愷然先生練太極拳之經驗)

Le Xiang Kairan xiansheng lian taiji quan zhi jingyan (向愷然先生練太極拳之經驗, « L’expérience de M. Xiang Kairan dans la pratique du taiji quan ») est un essai écrit en 1929 par Xiang Kairan (向愷然, 1889-1957), plus connu sous son nom de plume de romancier Pingjiang Buxiaosheng (平江不肖生), auteur du célèbre roman de chevalerie Jianghu qixia zhuan (江湖奇俠傳). Passionné d’arts martiaux depuis sa jeunesse et deux fois étudiant au Japon, Xiang Kairan y consigne ses années d’apprentissage du taiji quan auprès de plusieurs maîtres — Chen Weiming (陳微明), Wang Zhiqun (王志羣), Xu Yusheng (許禹生) et Liu Enshou (劉恩綬) — et livre un témoignage critique et comparé sur les formes des familles Yang, Wu et Chen, sur la lenteur de la pratique, sur la poussée des mains (tui shou, 推手) et sur la distinction du vide et du plein. Le texte fut publié dans le recueil Taiji zhengzong (太極正宗, « Le taiji authentique ») de Wu Zhiqing (吳志青) en 1936. L’auteur étant mort en 1957, le texte chinois est dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

12 septembre 2026 · 63 min · 13323 mots

Le Taiji quan jiangyi (太極拳講義) de Yao Fuchun et Jiang Rongqiao

Le Taiji quan jiangyi (太極拳講義, « Exposé didactique du taiji quan ») parut à Shanghai en 1930 aux éditions Wu Xue Shuju (上海武學書局). Il est l’œuvre commune de deux maîtres du Hebei : Yao Fuchun (姚馥春), natif de Zunhua (遵化), et Jiang Rongqiao (姜容樵, 1891-1974), natif de Cangzhou (滄州). Les deux hommes s’étaient rencontrés jeunes auprès du même professeur, Tang Shilin (湯士林) de Baoding, disciple de Xu Zhan’ao (許占鰲), lui-même héritier d’un lignage venu du Henan ; Yao Fuchun travailla en outre le xingyi et le bagua auprès de Zhang Zhankui (張占魁, « Zhaodong »), tandis que Jiang Rongqiao tenait l’épée du Wudang du général Li Jinglin (李景林). L’ouvrage — l’un des manuels de taiji quan les plus complets des années 1930 — réunit les dédicaces de sept personnalités du monde politique et martial, sept préfaces, la théorie de l’école interne, la description illustrée de cent soixante-huit figures de la forme, les méthodes de poussée des mains et un commentaire du traité attribué à Wang Zongyue. Nous en traduisons ici les pages liminaires et la partie théorique (chapitres premier et deuxième), en reproduisant les calligraphies et les portraits de l’édition originale. Le texte chinois, publié en 1930, est dans le domaine public. ...

11 septembre 2026 · 51 min · 10842 mots