Le Poing d'interception (攔截拳) de Huang Hanxun : les trente-cinq formes

Le Lan jie quan (攔截拳, « le poing d’interception ») est un court enchaînement de la boxe de la mante (螳螂拳), reçu par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde, alors que son maître Luo Guangyu (羅光玉) de Penglai, au Shandong, s’apprêtait à retourner dans sa province. L’ouvrage dont le texte est traduit ici fut composé à Hong Kong en 1957 : l’auteur y exécute lui-même les postures, que Tan Yiren (譚以仁) photographia le 8 novembre 1957. Les trente-cinq formes sont brèves, chacune réduite à une explication (說明) et à une application (功用) de quelques lignes : c’est un condensé de la logique de la mante, où le crochet (刁手, diao shou), le pas des Sept Étoiles (七星步), le pas d’entrée dans l’anneau (入環步) et la posture du cavalier (騎馬式) s’enchaînent sans développement théorique. La préface est presque entièrement consacrée à une querelle de nom : le set s’appelait d’abord Lan jie (蘭節), et Huang Hanxun obtint de son maître l’autorisation de le rebaptiser 攔截 — même prononciation, mais un sens qui s’accorde avec les techniques. On trouvera à la suite le commentaire qu’il publia sur ce point en 1959, dans la seconde version de son Tableau des formes du poing. Huit ans plus tard, Huang Hanxun devait publier d’autres enchaînements de la mante dans la même veine. Il est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 20 min · 4125 mots

Le Rou ling quan (柔靈拳) de Huang Hanxun : la boxe souple et vive

Le Rou ling quan (柔靈拳, « la boxe souple et vive ») est un court enchaînement de boxe de la mante (螳螂拳) en trente-deux postures, rédigé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde (順德) au Guangdong et publié à Hong Kong en 1972, sur des photographies de son élève Xie Qingzhou (謝清洲) prises par Huang Pengying (黃鵬英). C’est un des enchaînements que Huang Hanxun tenait le plus en estime, comme le « Tigre noir croise la route », les « Paumes de la fleur de prunier » ou « La mante vole la pêche » ; sa préface rappelle que son maître Luo Guangyu (羅光玉) le pratiquait chaque fois qu’il s’entraînait, et qu’à plus de cinquante ans il en enchaînait encore deux séries d’affilée sans reprendre son souffle. Le principe même du set est dans son nom : la souplesse (柔) d’abord, la vivacité (靈) ensuite, et le refus de toute opposition frontale de force à force. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 23 min · 4762 mots

Le Shaolin quan illustré (少林拳圖解) de Jin Jiafu et Jin Yiming, 1931

Le Shaolin quan tujie (少林拳圖解, « Le Shaolin quan illustré ») est un manuel de boxe du Sud paru à Shanghai le 1er décembre 1931, aux éditions Chinese & Western Press (中西書局). Le texte est transmis par Jin Jiafu (金佳福) de Jinling — c’est-à-dire Nankin —, alors âgé de soixante-dix-neuf ans et instructeur de shaolin quan à l’Institut d’arts martiaux de la province du Jiangsu (江蘇省國術館), l’un des « cinq anciens » de la ville ; il est rédigé par Jin Yiming (金一明) de Weiyang — Yangzhou —, écrivain prolixe d’arts martiaux attaché au même Institut. La filiation donnée par le livre est celle de la boxe dite du Sud : Gan Fengchi (甘鳳池), figure célèbre du Jiangnan au début du XVIIIe siècle, transmit à Wan Bangcai, qui transmit à Bao Yongfu, qui transmit à Xu Ganlin (徐淦林), maître de Jin Jiafu. Le shaolin quan ainsi désigné n’a donc rien à voir avec le temple de Songshan : c’est la boxe du Sud, celle que le Guangdong appelle « boxe des fleurs » (花拳). L’ouvrage ne donne pas l’intégralité de l’école mais la première des six routes (第一路), dite Chuang Shaolin (闖少林), « l’Assaut de Shaolin », et ses trente-sept postures, photographiées une à une. Le volume s’ouvre sur dix pages de calligraphies offertes par des amis et des collègues, neuf portraits, puis une préface de Wu Xingu, une seconde préface, les quatre quatrains de Jin Tie’an et la longue préface de l’auteur. Viennent ensuite la théorie — sens véritable, filiation, chants des postures, de la progression, de l’esquive et du travail, les cinq méthodes, les cinq postures de base, les techniques de main et de jambe —, le tableau d’orientation des postures, les trente-sept figures commentées et, pour finir, un essai sur la fausse querelle des écoles interne et externe. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 58 min · 12210 mots

Le Si lu ben da quan (四路奔打拳) de Huang Hanxun : la boxe de la charge aux quatre directions

Le Si lu ben da quan (四路奔打拳, « la boxe de la charge aux quatre directions ») est un enchaînement de boxe de la mante (螳螂拳) en cinquante-neuf postures, composé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde (順德) au Guangdong et publié à Hong Kong en octobre 1973. C’est l’une de ses dernières compositions : l’auteur est mort le 23 décembre 1974 et le texte appartient au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Le set est réputé, dans l’œuvre de Huang Hanxun, pour deux choses que sa préface met en avant : l’exigence de justesse des postures, et l’emploi massif des coups de pied — ouverture de jambe, tourbillon, lotus balancé, jambes volantes en chaîne, jambes écrasantes. Le livre se présente comme tous ceux de la série : une préface, la nomenclature des postures, puis, pour chacune, une explication du mouvement (說明) et son application (功用). Il est suivi ici de quatre courts essais que l’auteur avait joints au volume : sur l’art de se dégager quand l’adversaire vous saisit le pied, sur la nécessité de faire travailler l’esprit, sur la conquête du premier temps, et sur les coups reçus comme voie la plus rapide du progrès. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 58 min · 12180 mots

Le Tanglang toutao (螳螂偷桃) de Huang Hanxun : la mante vole la pêche

Le Tanglang toutao (螳螂偷桃, « la mante vole la pêche ») est l’un des enchaînements que Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde tenait de son maître Luo Guangyu (羅光玉) de Penglai, et sans doute celui auquel il attachait le plus de prix : c’est l’ensemble que Luo Guangyu montrait lui-même à mains nues lors des démonstrations. Le volume parut à Hong Kong en 1972, mais la préface qu’on lira ci-dessous est datée du 20 décembre 1960 — Huang Hanxun laissa donc mûrir son texte une douzaine d’années avant de le livrer. Les postures sont exécutées par l’auteur (主編演式 : « mise en forme et démonstration par le rédacteur en chef »), et les photographies de l’édition sont reprises ici telles qu’elles y figurent. ...

17 octobre 2026 · 56 min · 11726 mots

Le Tigre noir croise la route (黑虎交叉) de Huang Hanxun

Le Hei hu jiao cha (黑虎交叉, « le tigre noir croise la route ») est un enchaînement de la boxe de la mante (螳螂拳) publié par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde en janvier 1972, sur des photographies de Huang Pengying (黃鵬英) montrant son disciple Su Shimin (蘇世民) en démonstration. Auteur prolifique — plus d’une trentaine de titres en vingt-cinq ans d’enseignement —, Huang Hanxun compilait alors les enchaînements reçus de son maître Luo Guangyu (羅光玉, 1888-1944) de Penglai, au Shandong. Ce livret-ci est un cas particulier dans son œuvre : c’est, avec les Dix-huit vieillards et les Quatorze routes de base, l’un des rares enchaînements de la mante qui travaillent les deux côtés du corps de façon à peu près égale — d’où la longue étude sur l’équilibre droite/gauche placée à la suite des postures, et les deux essais sur l’âge et sur la taille qui la complètent. La matière est celle de tous ses manuels : après la page de titre et la préface de l’auteur, les trente-huit postures de l’enchaînement, chacune décomposée en une explication (說明) qui décrit les pas, les mains et l’orientation, et une application (功用) qui donne la réponse à l’adversaire. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 35 min · 7340 mots

Le Vrai Sens de l'obtention de la Voie par les luohan d'Occident (西域羅漢得道真詮) du Daoïste Shengxiao : les dix-huit exercices du Luohan

Le Xiyu luohan dedao zhenquan (西域羅漢得道真詮, « Explication véritable de l’obtention de la Voie par les luohan d’Occident ») est un court traité d’exercices de daoyin (導引, travail du corps et du souffle) transmis sous le nom d’un certain Daoïste Shengxiao (升霄道人, « le Daoïste qui s’élève au firmament »). Le texte n’a pas circulé de son temps comme un livre imprimé : il fait partie du recueil manuscrit Shaolin yibo zhenzhuan (少林衣缽真傳, « La Véritable Transmission du vêtement et du bol de Shaolin »), dont la rédaction est datée aux environs de 1800. Le traité décrit dix-huit exercices (十八勢), chacun divisé en deux à cinq « postures » (勢), soit soixante-neuf postures en tout, suivies d’un tableau anatomique de contemplation interne, d’un poème de clôture et d’une « clef » de la pratique. La prose n’y tient presque aucune place : chaque posture est donnée sous la forme d’un petit poème de six à douze vers de sept caractères, où le geste, la respiration et l’imagerie taoïste — dantian, petite révolution céleste, union de l’eau et du feu, cœur et reins, heures zi et wu — s’entremêlent. Les noms des postures sont ceux des vieux récits et des vieilles images : Xiang Yu soulevant le chaudron, Weituo présentant son sceptre, le tigre bondissant sur l’homme, le vieux moine entrant en méditation, Chen Tuan dormant d’un sommeil de huit cents ans. Le texte chinois compte environ 5 300 caractères et il est dans le domaine public : manuscrit du début du XIXe siècle, antérieur de plus d’un siècle à toute littérature martiale moderne. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 42 min · 8877 mots

Les Exercices du Luohan (羅漢行功法) de Xu Yusheng, 1924

Le Luohan xinggong fa (羅漢行功法, « Méthode des exercices du Luohan ») est un ensemble de dix-huit exercices de daoyin (導引, travail du corps et du souffle) publié à Pékin en novembre 1924 par Xu Longhou (許靇厚, plus connu sous son prénom social Xu Yusheng 許禹生, 1873-1945), l’un des grands pédagogues de l’éducation physique sous la première République et une figure centrale de la transmission du taiji quan à Pékin : c’est lui qui fonda l’École d’éducation physique (體育學校) d’où sortirent la plupart des maîtres des années 1920-1930, et c’est par ses élèves que le taiji quan de Yang Jianhou se répandit dans la capitale. Le texte parut dans le Tiyu congkan (體育叢刊, « Recueil d’éducation physique », novembre 1924). Xu Yusheng y raconte que son collègue Yang Jizi (楊季子) lui avait montré en 1921 un manuscrit des « Exercices du Luohan » ; la Société d’études d’éducation physique décida en 1924 de le publier, et l’auteur en réécrivit les explications, réorganisa les mouvements et fit redessiner les figures, de manière à obtenir un matériel d’enseignement utilisable à la voix dans les écoles. Le texte chinois — d’environ 9 200 caractères — est dans le domaine public : Xu Yusheng est mort en 1945. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

17 octobre 2026 · 63 min · 13386 mots

Les Secrets de l'art de la boxe de la mante (螳螂拳術闡秘) de Huang Hanxun

Le Tanglang quan shu chan mi (螳螂拳術闡秘, « Les Secrets de l’art de la boxe de la mante ») est le premier livre du maître Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde, dit Jingtao (靖濤), publié à Hong Kong en juin 1946. Élève de Luo Guangyu (羅光玉), lui-même héritier de Fan Xudong de Yantai, Huang Hanxun appartenait à la septième génération de la boxe de la mante (螳螂拳), dont il devait par la suite publier une longue série de manuels. Le présent ouvrage n’est pas un manuel d’enchaînement mais un recueil d’essais : histoire de l’essor et du déclin des arts martiaux, origine légendaire de l’école, traité du dur et du souple, examen des dix-huit écoles anciennes, techniques de la « roue » et du « treuil », exercices du luohan, entraînement de la paume de fer avec ses formules, listes des huit duretés, des douze souplesses, des cibles permises et interdites, maximes sur les armes, listes de postures, méthodes de traitement des blessures et prescriptions. C’est un témoignage direct sur la manière dont un maître de Hong Kong, dans les années 1940, transmettait à la fois la technique, la mémoire de la lignée et le savoir médical qui l’accompagnait. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. Le texte de 1946 est imprimé sans ponctuation ; la traduction en rétablit une, et les coupures de paragraphes sont indiquées par la mise en page. ...

17 octobre 2026 · 71 min · 15008 mots

Le Meihua luo quan (梅花落拳) de Huang Hanxun : la boxe de la fleur de prunier qui tombe

Le Meihua luo quan (梅花落拳, « la boxe de la fleur de prunier qui tombe ») est un manuel d’enchaînement de la boxe de la mante (螳螂拳) publié à Hong Kong le 5 août 1958, compilé et rédigé par Huang Hanxun (黃漢勛, 1915-1974) de Shunde, d’après l’enseignement de Luo Guangyu (羅光玉) de Penglai, au Shandong ; les photographies sont de Huang Ziying (黃子英) et la relecture de Dai Jincheng (戴金城). Avec le Meihua quan (梅花拳, « la boxe de la fleur de prunier ») et le Meihua shou (梅花手, « la main de la fleur de prunier »), il forme l’ensemble des « trois fleurs » (三花) de l’école, dont la préface rappelle ici l’ordre d’étude : ce Meihua luo, ample et dur, se pratique le premier, tandis que le Meihua quan compte cinquante-cinq postures et le Meihua shou trente-deux seulement. L’ouvrage suit la disposition habituelle des manuels de Huang Hanxun : après la page de titre, les calligraphies liminaires, la table des cinquante-trois postures et la préface de l’auteur (自序), il déroule les cinquante-trois postures de l’ensemble, chacune décomposée en une explication (說明) qui décrit les pas, les mains et les orientations, et une application (功用) qui donne la réponse à l’adversaire. Les soixante-et-onze planches de l’édition originale — trois calligraphies et soixante-huit photographies de postures — illustrent chaque étape. Huang Hanxun est mort le 23 décembre 1974 ; le texte chinois appartient donc au domaine public depuis le 1er janvier 2025. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...

16 octobre 2026 · 45 min · 9378 mots