Traductions en français de manuels classiques chinois des arts martiaux (taiji quan, xingyi, bagua, armes traditionnelles), réalisées à partir des textes originaux chinois, aujourd’hui dans le domaine public.


Traductions en français de manuels classiques chinois des arts martiaux (taiji quan, xingyi, bagua, armes traditionnelles), réalisées à partir des textes originaux chinois, aujourd’hui dans le domaine public.
Le Quanyi shu zhen (拳意述真, « Explications authentiques des concepts des arts martiaux ») est l’ouvrage que Sun Lutang (孫祿堂, de son nom Sun Fuquan 孫福全, 1860-1933) fit paraître en mars 1924. Maître des trois systèmes internes — xingyi, bagua et taiji —, Sun y recueille de mémoire les paroles des anciens qu’il a fréquentés et qu’il craignait de voir se perdre. Le chapitre quatre, consacré à la boxe xingyi, s’ouvre sur le long enseignement de son maître Guo Yunshen (郭雲深, 1820-1900), élève de Li Nengran et l’un des grands noms de l’école. En quatorze entretiens, Guo déploie la théorie des trois étages de principe, des trois étapes de travail et des trois méthodes de pratique, puis les applications au combat, avant de conclure par le procédé des « Neuf Palais volants » (飛九宮), dont les deux planches originales du livre sont reproduites ci-dessous. Le texte chinois de 1924 est dans le domaine public ; la traduction française est nouvelle et établie directement à partir du chinois. ...
L’annexe que nous traduisons ici provient du recueil de Chen Yanlin (陳炎林), Taiji quan dao jian gan san shou he bian (太極拳刀劍桿散手合編, 1943). Elle rassemble, en un véritable « sommaire de la théorie du taiji quan », un ensemble de textes fondamentaux du corpus classique : le Traité du taiji quan (太極拳論), le Classique du taiji quan (太極拳經), la Compréhension de la pratique des treize postures (十三勢行功心解), le Chant des mains (打手歌), les Sept chants d’un manuscrit de l’époque Qianlong, le Sens véritable du taiji quan (太極拳眞義), le Chant des huit techniques (八字歌), le Traité sur la compréhension mentale (心會論), le Traité sur l’usage complet du corps (週身大用論), le Traité des seize points essentiels (十六關要論), le Chant de la fonction (功用歌), les Cinq enseignements (用功五誌), le Dictionnaire des cinq caractères (五字訣), le Secret du relâchement (撒放密訣), les Points essentiels fondamentaux (太極拳基本要點), et enfin le tableau lui-même, la Taiji quan biao jie (太極拳表解). Le Taiji quan lun ayant déjà fait l’objet d’un article séparé sur ce site, nous ne reproduisons ici que les autres pièces de l’annexe. Les textes classiques de la théorie du taiji quan sont dans le domaine public ; le tableau Taiji quan biao jie qui les condense reproduit ces mêmes passages sous forme de tableau, et les reproductions ci-dessous sont des scans du texte chinois original. ...
Le Xingyi quan shu (形意拳術, « L’Art du xingyi quan ») est l’œuvre de Li Jianqiu (李劍秋), maître de Shulu (束鹿, au Hebei) qui enseigna longtemps à l’université Tsinghua. Composé en 1919 (huitième année de la République), ce manuel est un classique de la boxe de la forme et de l’intention (xingyi quan, 形意拳). L’auteur y retrace la transmission de l’art depuis le moine Damo et Yue Fei, puis expose la théorie des « cinq éléments » (wu xing quan, 五行拳) et du « poing continu » (lianhuan quan, 連環拳), et reproduit en annexe les dix traités essentiels attribués à Yue Fei. Le texte chinois, publié il y a plus d’un siècle, est dans le domaine public. La présente traduction française a été réalisée directement à partir de l’original chinois. ...
Le Quanshu jiben (拳術基本, « Fondamentaux de la boxe ») — dont le manuel illustré du Tan tui (潭腿圖說, « Illustrations et explications du Tan tui ») forme la matière — est un ouvrage publié en mai 1917 (la sixième année de la République) par la Bibliothèque chinoise de Shanghai. Les enchaînements y sont exécutés par He Guangxian (何光銑), le texte compilé par Hu Jian (胡健), et les figures dessinées par Xu Beihong (徐悲鴻), alors âgé d’une vingtaine d’années et futur grand peintre ; les caractères du titre sont de Huang Yanpei (黃炎培). Le Tan tui (« jambes de Tan » / « jambes de l’étang ») est l’exercice fondamental de la boxe du Nord (北派). Ce manuel, né dans le cadre du cours de boxe de l’Institut d’éducation physique de l’Association éducative du Jiangsu, connut dès 1923 son septième tirage. Le texte chinois original, publié il y a plus d’un siècle, est dans le domaine public. ...
Le Taiji jian (太極劍, « épée de taiji ») est le manuel d’épée de Chen Weiming (陳微明, 1881-1958), lettré et expert du taiji quan, disciple direct de Yang Chengfu (楊澄甫, 1883-1936). Publié à Shanghai en 1928 sous le titre Taiji jian, accompagné du Taiji long quan (太極劍 附太極長拳), l’ouvrage fait partie des trois livres que Chen Weiming consacre à la tradition de la famille Yang ; il s’inscrit dans la lignée interne (neijia) issue du mont Wudang. L’édition originale reproduit des calligraphies et des portraits du maître, ainsi qu’une suite de photographies des postures, toutes conservées ici. Le texte chinois original est dans le domaine public ; la traduction française est nouvelle et réalisée directement à partir du texte chinois. ...
Le taiji dao (太極刀, « sabre du taiji »), également appelé « sabre des treize dynamiques » (十三勢刀), est l’enchaînement de sabre du style Yang présenté par Chen Yanlin (陳炎林) dans le huitième chapitre (卷八) de son grand recueil Taiji quan dao jian gan san shou he bian (太極拳刀劍桿散手合編, « Taiji quan : boxe, sabre, épée, bâton et techniques libres, recueil complet »), publié en juin 1943. Chen Yanlin, enseignant et écrivain de taiji quan à Shanghai, fut l’élève de Tian Zhaolin (田兆麟), lui-même disciple de Yang Jianhou (楊健侯) : cet enchaînement appartient donc à la lignée du style Yang, dont il constitue l’arme la plus réputée après la boxe à mains nues. Le texte chinois, publié en 1943, est dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...
Le Taiji da wen (太極答問, « Questions et réponses sur le taiji quan ») de Chen Weiming (陳微明, 1881–1958) est un ouvrage en forme de dialogue : l’auteur, lettré ancien compilateur au Bureau d’histoire des Qing et élève de Yang Chengfu (楊澄甫) — et brièvement de Yang Shaohou (楊少侯) —, y consigne par questions et réponses l’essentiel de l’enseignement qu’il reçut et de sa propre expérience à la tête de la société Zhirou quanshe (致柔拳社) de Shanghai. Publié en 1929, le livre comprend huit chapitres — origines, postures, poussée des mains (tuishou, 推手), techniques libres (sanshou, 散手), les jin (勁), le daoyin (導引) et la méditation assise, constitution physique et réussite des pratiquants, bienfaits —, suivis d’un chapitre de pratique des postures une à une (附單式練法) et d’annexes (registres des membres, statuts de la société, programme des trois années d’études). Le texte chinois, publié en 1925 pour le premier ouvrage de l’auteur et en 1929 pour celui-ci, est dans le domaine public (l’auteur est mort en 1958). La présente traduction couvre la préface et les huit chapitres de questions-réponses dans leur intégralité. Le chapitre des postures isolées (dont les explications renvoient à des figures) et les annexes (listes de noms, statuts, programme) sont omis pour des raisons de longueur. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...
Le Xingyi Quan Shu Juewei (形意拳術抉微, « Subtilités choisies de l’art du xingyi quan ») est le manuel de Liu Dianchen (劉殿琛, également connu sous le nom de Liu Wenhua 劉文華), du district de Shen (深縣), dans le Hebei. Fils du grand maître de xingyi Liu Qilan (劉奇蘭), Liu Dianchen enseigna notamment le xingyi quan à l’École de droit et de politique du Beiyang (北洋法政學校), à Pékin, dans les années 1910. Son ouvrage, publié en 1921, s’ouvre sur cinq préfaces datées d’octobre à décembre 1920 — dont celles de Wang Daoyuan (王道元) et de Zhang Enshou (張恩綬) — puis se divise en deux volumes : le premier, traduit ici, expose la théorie générale — le dantian, le travail du qi, les huit exigences, les six unions, les sept promptitudes, la dynamique du geste et la posture ; le second, consacré aux applications (les cinq boxings, les douze formes, le boxing enchaîné, l’épée et la lance), est omis pour des raisons de longueur. Le texte chinois, publié il y a plus d’un siècle, est dans le domaine public. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...
Le Taiji quan shi tujie (太極拳勢圖解, « Explication illustrée des postures du taiji quan ») est un manuel de Xu Yusheng (許禹生, 1878–1945), figure majeure du taiji quan à Pékin au début du XXe siècle. Fondateur de la Société de recherche en éducation physique de Pékin (Jingshi tiyu yanjiu she, 北京體育研究社) et élève de Yang Jianhou (楊健侯), Xu publia cet ouvrage en 1921 (dixième année de la République). La première partie (shang bian, 上編) expose les origines et les principes du taiji quan ; la seconde (xia bian, 下編) décrit, planches de dessins à l’appui, les postures de la forme et les méthodes de poussée des mains. Le texte chinois, publié en 1921, est dans le domaine public (l’auteur est mort en 1945). Nous traduisons ici la préface de l’auteur et la première partie complète, qui culmine avec le commentaire du Taiji quan jing (太極拳經, « Classique du taiji quan ») attribué à Wang Zongyue. La seconde partie, inséparable de ses planches, est omise pour des raisons de longueur. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...
Le Taiji quan shu (太極拳術, « L’Art du taiji quan ») est l’un des manuels les plus influents du taiji quan. Son auteur, Chen Weiming (陳微明, 1881–1958), lettré et ancien compilateur du Bureau d’histoire des Qing (Qingshi guan), fut l’élève de Yang Chengfu (楊澄甫) ; il fonda à Shanghai la société Zhirou quanshe (致柔拳社, « société du taiji souple ») et publia cet ouvrage en 1925, consignant l’enseignement oral de son maître. Le livre comprend les célèbres Dix exigences (太極拳十要), les descriptions des postures de la forme, les méthodes de poussée des mains (tuishou, 推手) et un commentaire des classiques attribués à Wang Zongyue. Le texte chinois, publié en 1925, est dans le domaine public (l’auteur est mort en 1958). L’ouvrage s’ouvre sur des calligraphies de Zheng Xiaoxu, Feng Xu et Chen Sanli, des portraits (Yang Jianhou, Yang Chengfu, l’auteur) et une table des matières ; viennent ensuite quatre préfaces, les remarques générales, la biographie de Zhang Sanfeng, l’histoire du taiji quan, les dix exigences, les postures, la poussée des mains et les commentaires des classiques. Traduction nouvelle réalisée directement à partir du texte chinois original. ...